Objectifs

Français du monde-adfe a pour objectifs de répondre aux attentes des Français de l’étranger quelles que soient leur condition et leur origine, en épaulant en particulier les plus vulnérables, en favorisant l’exercice de la citoyenneté (y compris la citoyenneté européenne) et en militant pour la diversité des cultures.

  • Droits civiques

« Français à l’étranger, Français à part entière », c’est l’idée fondatrice de notre association : expatriés temporaires ou durablement établis à l’étranger, les Français font partie de la Nation. Les conditions doivent être réunies pour qu’ils puissent exercer la plénitude de leurs droits et devoirs de citoyens.

Localement, nous avons obtenu la création des comités consulaires qui participent à la décision de l’administration en matière d’attribution de bourses scolaires, d’aide sociale, d’appui à la recherche d’emploi, de sécurité.

Cette citoyenneté locale repose sur les associations, les syndicats et sur les conseillers à l’Assemblée des Français de l’Etranger (AFE), élus au suffrage universel direct depuis 1982, dotés de responsabilités locales et nationales. Ils sont devenus pleinement les grands électeurs des sénateurs depuis 1983.

Au niveau national, notre association veille à la bonne organisation des scrutins présidentiels, référendaires, européens et législatifs, Elle milite pour la création de bureaux de vote plus nombreux, et pour la garantie de la sincérité des votes à distance. Elle informe les Français sur les scrutins et les incite à y participer.

  • Droits sociaux

La solidarité nationale ne s’arrête pas aux frontières. Les Français établis à l’étranger participent à la prospérité nationale par leur activité économique, essentielle au commerce extérieur. Par leurs activités professionnelles diverses, ils contribuent à la formation d’une image positive de la France à l’étranger. Nous agissons pour que soit étendue aux Français de l’étranger la garantie de la solidarité nationale parce que vivre à l’étranger est synonyme de risques mal assurés et de précarité pour beaucoup plus de nos compatriotes qu’on ne le croit en France.

En matière d’assurance maladie, nous travaillons à la modulation des cotisations à la Caisse des Français à l’étranger (CFE) en fonction des revenus réels des assurés et nous avons obtenu en 2002 la création de la troisième catégorie solidaire. Sept administrateurs de la CFE sont issus de notre association.

En matière d’aide sociale, nous agissons au sein des comités consulaires et au sein de la commission permanente (nationale) pour la répartition des crédits d’aide sociale du ministère des Affaires étrangères. Notre groupe à l’AFE, conseillers et sénateurs, exerce une pression pour que ces crédits retrouvent le niveau nécessaire à l’efficacité de l’action sociale, qu’ils avaient jusqu’en 2002.

Il reste beaucoup à faire en matière de préparation des Français à l’étranger en vue de la retraite. Nous les informons sur les conventions bilatérales et le droit européen sur lesquels ils peuvent se fonder pour obtenir la liquidation de leurs pensions dans des conditions favorables.
La gestion de la dépendance des Français âgés à l’étranger est devenue une question cruciale dans les pays où l’on s’expatrie pour « prendre sa retraite au soleil ».

  • Accès au service public

Notre exigence fondamentale envers les services publics français est l’égalité de traitement entre tous les citoyens, qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs, pluri ou mono nationaux, nés en France ou à l’étranger, et qu’ils soient de nationalité française par naissance, par naturalisation ou par mariage.

L’avenir du service public consulaire est pour nous un sujet grandissant d’inquiétude, de revendication et de proposition. Baisse continue du nombre d’agents consulaires et statut précaire d’une forte proportion d’entre eux, fermeture de nombreux consulats, la restructuration mise en place à parier de 2004 s’apparente à un démantèlement. Les procédures télématiques ne sont pas accessibles à tous et ne remplacent pas dans tous les cas un service de proximité à visage humain. Comment rester un citoyen français s’il devient presque impossible d’accomplir les actes de citoyenneté : renouveler ses papiers, enregistrer les actes d’état-civil de sa famille dans des délais raisonnables, faire la preuve de sa nationalité française. Notre association défend ces droits tant à un niveau général que pour les cas particuliers.

  • Sécurité

Catastrophe naturelle, crise politique : en prévision de ces moments difficiles Français du Monde-adfe a obtenu la création des comités consulaires de sécurité. Ses responsables locaux et nationaux, les conseillers à l’AFE s’investissent dans la mise au point des plans de sécurité, l’organisation de l’îlotage.

En cas d’évacuation collective nos responsables participent à l’accueil, aident à la constitution des dossiers administratifs, s’assurent que France Horizon (ex Comité d’Entraide aux Français rapatriés), où notre association siège au conseil d’administration, est en mesure de remplir sa tâche.

  • Scolarité

Notre association est attachée au principe de l’accès des enfants français de l’étranger à notre langue et à notre culture ; la diversité des situations sociales, géographiques des familles doit être mieux prise en compte dans les solutions qui leur sont proposées.

Les écoles françaises à l’étranger doivent rester financièrement accessibles à tous les enfants français ce qui n’est plus le cas en raison de l’augmentation incessante des frais de scolarité. La subvention de l’État à l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger) n’a pas suivi l’évolution des effectifs et des charges immobilières et salariales. Le système des bourses scolaires, malgré la réforme récemment mise en place peine toujours à évaluer correctement les besoins des familles. Il serait juste que la priorité donnée en France à l’enseignement s’applique aussi à ses établissements d’enseignement à l’étranger.

Nous voulons que les écoles françaises restent largement ouvertes aux élèves étrangers, à la langue et à la civilisation du pays de résidence.

Le programme FLAM (Français Langue maternelle) créé en 2001 offre à des familles dont les enfants sont scolarisés dans le système du pays de résidence un accès à la pratique de la langue française hors du milieu familial. Ce programme porté par des associations de parents mérite un soutien financier accru et pérenne si les conditions locales ne permettent pas d’atteindre l’auto-financement. Ce programme est adapté aux besoins d’une grande majorité des enfants français et francophones.

Les sections bilingues avec français renforcé dans les systèmes scolaires du pays de résidence correspondent aux attentes de nombreux écoliers, collégiens et lycéens français mono et pluri nationaux. Nous soutenons leur développement dans le cadre de la coopération éducative.

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