Notre magazine

L’environnement, notre affaire à tous ?
Français du monde n°202, novembre 2020

Édito :

La pandémie de Covid-19 qui frappe de nombreux pays dans le monde a souligné les dysfonctionnements dans les échanges commerciaux, révélant la dépendance économique vis-à-vis de pays capteurs de délocalisations, mais elle a également donné un coup de projecteur sur des initiatives de transition face aux défis écologiques inouïs qui sont devant nous. Ces défis débouchent souvent sur deux comportements : l’un se traduisant par le désespoir, voire la collapsologie ; l’autre conduisant à minorer les menaces qui pèsent sur la planète.

Or, le réalisme est la seule voie pour appréhender ce qui se joue et y répondre : la biodiversité s’effondre à l’échelle de la planète ; l’avenir de l’humanité est menacé par le réchauffement climatique, notamment par la destruction de l’habitabilité sur terre qui en résulte. En conscience, individuellement et collectivement, nous devons répondre à ces défis pour la sauvegarde de notre humanité. Cette sauvegarde ne peut se concevoir sans la justice et la paix car vouloir vivre en paix sans se soucier de l’état de la planète est une illusion.

Préserver l’environnement pour sauvegarder la planète va de pair avec toujours plus de justice sociale. Or, jamais comme maintenant les écarts de revenus n’ont été aussi élevés. La cupidité est un élément majeur de la crise environnementale et les limites à mettre à l’enrichissement sans fin résident dans la capacité à résister en démocratie à toutes les formes d’asservissement, d’aliénation et de domination, y compris aux plans intellectuel et spirituel comme nous le rappelle le crime immonde perpétré récemment contre un professeur en région parisienne.

« Le pire n’est pas certain » titre un livre paru il y a peu. Notre responsabilité est donc bien d’être courageusement au cœur du combat pour la justice, pour l’égalité, pour la liberté, pas celle d’user et d’abuser, mais celle de soutenir les forces, les initiatives qui participent de la construction d’un monde meilleur.

Pour conclure, je souhaite vous livrer cette réflexion de Marguerite Yourcenar :
« Je me suis fait une philosophie, si l’on peut employer ce mot solennel, selon laquelle je n’achète jamais rien sans me demander si au fond je ne pourrais pas m’en passer. Pourquoi ajouter à l’encombrement du monde ? »

Gérard Martin
secrétaire général

Français du monde n°202, novembre 2020

Français du monde n°202, novembre 2020 (pour impression)


Numéros précédents  à télécharger (format pdf) : Fdm 201 – Fdm 200 – Fdm 199   Fdm 198 – Fdm 197 Fdm 196 – Fdm 195 – FDM 194 – FDM 193 – Fdm 192 – Fdm 191 –  FDM 190  FDM 189 – Fdm 188 – Fdm 187 – Fdm 186 – Fdm 185Fdm 184Fdm 183 –  Fdm 182 – Fdm 181 – Fdm 180 – Fdm 179 – Fdm 178  Fdm 177 – Fdm176Fdm175 –  Fdm 174

Imprimer