Animaux de compagnie : ce qu’il faut savoir

Les animaux de compagnie occupent chaque fois davantage de place dans la vie quotidienne et en cas de changement de pays, il est nécessaire de se renseigner en amont pour connaître les démarches à effectuer. En effet, la réglementation concernant la circulation des animaux est stricte, pour éviter les trafics, mais également propre à chaque pays. Ce qu’il faut savoir si vous souhaitez vous expatrier avec votre animal ou si vous envisagez de revenir en France avec un animal acquis ailleurs.

S’expatrier avec un animal de compagnie

À savoir : en dehors des carnivores domestiques (chiens, chats, furets) et des oiseaux, sont considérés comme des animaux de compagnie :  les reptiles, les amphibiens, les invertébrés (sauf abeilles et crustacés), les rongeurs et lapins domestiques et les poissons d’ornement.

| Démarches générales

Même si chaque pays est souverain, il existe un certain nombre de démarches impératives communes à tous les pays dans le cadre des déplacements d’animaux domestiques. Quelle que soit la destination, un animal doit :

· être identifié : c’est une obligation légale pour tout détenteur d’un animal. La puce électronique est le moyen le plus commun, même si certains pays acceptent un tatouage si celui-ci est parfaitement lisible et antérieur à juillet 2011.

· détenir un passeport : celui-ci contient le nom, l’âge, le numéro d’identification, les informations médicales (traitements reçus, vaccins) et est délivré par un vétérinaire.

· être à jour de ses vaccins : de plus l’animal doit être vacciné contre la rage. Il faut d’ailleurs vérifier le nombre de jours de vaccin nécessaires pour que le vaccins soit valide. Certains pays (dans et hors Union Européenne) peuvent exiger un titrage antirabique qui mesure les anticorps, le délai n’est pas forcément le même pour tous ces pays.

Recommandation : contacter la Direction départementale de la Protection des populations (anciennement Services Vétérinaires départementaux) et traduire les documents en anglais.

| Démarches spécifiques

Même au sein de l’UE, il existe des différences selon les pays. Par exemple, les règles sont plus strictes dans les pays dont le territoire est insulaire en partie (la Suède) ou complètement (le Royaume-Uni, l’Irlande, Malte,…).

Hors de l’UE, il est nécessaire de se renseigner pour chaque pays, car des documents supplémentaires sont exigés :

· Le certificat d’importation : il s’agit d’un document sanitaire officiel délivré par la Direction départementale de la protection des populations signé par un vétérinaire.

· Le certificat international de bonne santé : d’une validité de 10 jours, il est obligatoire hors UE. Si le pays de destination ne le fournit pas, il faut opter pour un modèle en anglais.

· Le traitement antiparasitaire : même s’il n’est pas obligatoire partout, il est conseillé de le faire.

De plus certaines races de chiens sont interdites dans certains pays : à Singapour, les pitbulls, les akitas, les boerboels et les tosas sont interdits alors qu’au Royaume-Uni ce sont les pitbulls, les tosas, les dogues argentins et les filas brésiliens. En Suisse en revanche, les chiens à la queue et aux oreilles coupées ne peuvent pas entrer.

Recommandation : se renseigner directement auprès du Consulat du pays de destination, des services de douane, voire des sociétés de transport spécialisées.

| Points de vigilance

Il est vraiment très important de se renseigner avant le départ car en cas de non-respect de la réglementation, l’entrée de l’animal sur le territoire peut être refusée : il peut alors être renvoyé en France, mis en quarantaine ou euthanasié.

Certains pays n’acceptent pas d’animaux en transit, il faut donc se renseigner sur les réglementations de tous les pays d’escale.

Plusieurs pays imposent une quarantaine aux animaux lors de l’arrivée sur le territoire : les États-Unis, l’Australie, Hong Kong, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni, le Japon, le Mexique, l’Irlande, la Norvège,…La durée de la quarantaine (qui ne signifie plus 40 jours et peut aller jusqu’à 6 mois), les  coûts et les conditions sont variables selon les pays : par exemple, en Australie l’animal est pris en charge et ne voit pas son maître, alors qu’au Japon il faut aller le nourrir et s’en occuper quotidiennement.

Revenir en France avec un animal de compagnie

| L’acquisition de l’animal

Si vous envisagez d’acheter un animal à l’étranger, vous devez vous assurer des mêmes conditions que lors d’un achat en France, c’est-à-dire recevoir du vendeur un document détaillant l’identité complète de l’animal, une attestation de cession, un certificat établi par un vétérinaire et un document sur ses besoins spécifiques et caractéristiques.

À savoir : l’importation des chiens de première catégorie (chiens d’attaque), sans être inscrits à un livre généalogique reconnu, est interdite sur le territoire français ; celle des chiens de deuxième catégorie (chiens de garde ou de défense) est possible, mais ceux-ci doivent être toujours muselés et tenus en laisse par une personne majeure dans les lieux publics. Enfin, il est interdit d’adopter plus de cinq animaux à l’étranger.

| Le retour en France avec un animal en provenance de l’Union européenne

Pour un animal adopté dans l’UE lors d’une expatriation qui revient en France, voici les obligations :

  • être pucé ou tatoué.
  • être vacciné contre la rage (vaccination possible à partir de 12 semaines d’âge, effet au bout de trois semaines).
  • détenir un passeport européen pour animaux de compagnie.
  • il peut être soumis à d’éventuelles mesures sanitaires de prévention de maladies ou d’infections (échinococcose par exemple). Il faut se renseigner auprès du consulat de France dans le pays d’accueil.

| Le retour en France avec un animal adopté hors de l’Union européenne

L’animal est soumis aux mêmes règles que dans l’UE, mais en plus, doit :

  • subir une épreuve de tirage des anticorps antirabiques.
  • détenir un certificat sanitaire établi par un vétérinaire au moins dix jours avant votre arrivée.

Recommandations : vérifier les conditions de vol avec la compagnie aérienne qui transportera l’animal.

| Arrivée en France : il faut inscrire l’animal à l’I-cad (Identification des carnivores domestiques, délégation du Ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire) sous huit jours après l’arrivée sur le sol français.

 

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