Perte du droit à l’avortement aux États-Unis | Déstabilisation des droits des femmes

Bâtiment de la Cour suprême des États-Unis

Le 24 juin 2022 aux États-Unis, la Cour suprême a décidé de révoquer l’arrêt Roe vs Wade qui protégeait le droit à l’avortement dans tout le pays. Ce sont désormais les États fédérés qui légiféreront sur l’interruption volontaire de grossesse (IVG). Une actualité qui rappelle que les droits des femmes ne sont jamais totalement acquis.

À ce jour, sept États ont déjà rendu l’avortement hors la loi. Parmi eux, seul l’Idaho a admis la pratique possible de l’IVG en cas de viol ou d’inceste. Certains États vont s’apprêter à condamner les femmes qui avortent ou les praticiens à des amendes, les peines pouvant aller jusqu’à 15 ans de prison comme dans le Missouri. On estime que quinze autres États devraient modifier rapidement leur législation en supprimant l’IVG ou en le restreignant fortement. À l’inverse, les États les plus démocrates ont aussi annoncé qu’ils légiféreraient très rapidement pour protéger le droit à l’avortement.

Avant-coureur, en mai 2022, Laure Pallez, membre du Conseil d’administration 2021-2022 de Français du monde-adfe, établie aux États-Unis, et Florence Baillon, chargée de communication pour l’Association ont ensemble rédigé un article d’analyse comparative sur le droit à l’IVG dans plusieurs pays : Le droit à l’interruption volontaire de grossesse : un chemin à géométrie variable. Écrit dans un contexte où le site d’information américain Politico indiquait qu’un avant-projet rédigé par le juge conservateur Samuel Alito présente une décision historique sur ce droit, nous pouvons notamment y lire : « l’avortement constitue une question morale profonde qui oppose aujourd’hui les pro-life (pro vie : pensant que le fœtus a le droit de vivre) aux pro-choice (pro choix : pensant qu’une femme a le droit de choisir de poursuivre ou non sa grossesse) aux États-Unis et au-delà. »

« Le droit à l’interruption volontaire de grossesse : un chemin à géométrie variable » de Florence Baillon et Laure Pallez

Engagée dans la défense des droits des femmes, Français du monde-adfe compte parmi ses membres actifs des parlementaires qui ont toujours su montrer leur positionnement sur cette question.

Lors de l’Échange de vues sur la proposition de loi visant à renforcer le droit à l’avortement en janvier 2021, Claudine Lepage, présidente de Français du monde-adfe, alors sénatrice membre de la délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes était intervenue en ces termes :

« Une femme n’a jamais recours à l’IVG de gaieté de cœur. Elle fait ce choix en conscience et en fonction des moyens mis à sa disposition. Il est important d’avoir le choix… »

Sénatrice représentant les Français établis hors de France, Mélanie Vogel s’est elle aussi exprimée en janvier 2022 dans le cadre de la Commission visant à renforcer le droit à l’avortement en janvier 2022 :

« L’interdiction de l’IVG n’a jamais eu pour conséquence de la faire disparaître, mais seulement d’augmenter le nombre d’IVG dangereuses »

Face à cette actualité qui déstabilise les droits fondamentaux des femmes, le Bureau national 2021-2022 de Français du monde-adfe souhaite exprimer sa solidarité aux Américaines et à toutes ces femmes établies aux États-Unis, parmi lesquelles de très nombreuses compatriotes françaises.

Réaction du Bureau national de Français du monde-adfe à la suite de la révocation de l’arrêt Roe vs Wade le 24 juin 2022

Français du monde-adfe est une association reconnue d’utilité publique qui compte parmi ses membres des Conseillers des Français de l’étranger. Élus de proximité, représentant les Français établis hors de France auprès des ambassades et des consulats, nos Conseillers sont là pour répondre à vos questions.
Aux États-Unis : Conseillers des Français de l’étranger : États-Unis d’Amérique

Sources :

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