Les 30 ans de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger)

L’AEFE célèbre les 30 ans du réseau scolaire unique au monde qu’elle coordonne et fixe son Cap 2030 pour doubler les effectifs d’élèves.

Évoquant la genèse de la naissance de l’AEFE, Jean Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, a rendu hommage à ses initiateurs Guy Penne et Jean-Pierre Bayle qui dès 1980, dans une tribune du journal Le Monde intitulée « Des Français à part entière », appelaient à la création d’un office public d’enseignement français à l’étranger afin de rassembler le réseau disparate des lycées français à l’étranger. Il a fallu dix ans pour que l’idée prenne corps, soutenue par l’ADFE (devenue Français du monde-adfe) son président Guy Penne et Jean Pierre Bayle devenu sénateur.

L’AEFE, établissement public sous tutelle du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, créé par la loi du 6 juillet 1990, anime et gère le réseau d’enseignement français à l’étranger avec la double mission d’assurer la continuité du service public d’éducation pour les enfants français hors de nos frontières et de contribuer à la diffusion de la langue et de la culture françaises à l’étranger.

Ce réseau scolaire unique au monde compte 522 établissements qui accueillent 356.000 élèves de la maternelle à la terminale dans 139 pays. La qualité et l’homogénéité de l’enseignement dispensé dans ces établissements ainsi que les valeurs qui y sont attachées constituent les spécificités de ce réseau unique au monde par son étendue.

Le 10 janvier 2020 la conférence « 30 ans de l’AEFE – Cap 2030 », présidée par Jean-Baptiste Lemoyne, a réuni des journalistes, acteurs, amis et partenaires de l’enseignement français à l’étranger. M. Lemoyne a mis l’accent sur l’importance de l’enseignement français à l’étranger et de l’AEFE, « composante essentielle de la diplomatie française », qui contribue à faire de la France une « puissance éducative », capable de « former de futurs adultes qui soient libres, solidaires, citoyens ». Il s’est ainsi réjoui du fait que des « générations et des générations d’anciens élèves sont restés proches de notre pays ».

Le secrétaire d’État a ensuite évoqué l’ambition, imprimée par le président de la République, de doubler les effectifs d’élèves dans les dix prochaines années et fait référence au plan de développement de l’enseignement français à l’étranger qu’il a présenté, le 3 octobre dernier, aux côtés des ministres Jean-Yves Le Drian et Jean-Michel Blanquer.

Olivier Brochet, directeur de l’AEFE, s’est réjoui que la « célébration du 30ème anniversaire de l’Agence et du réseau [soit] placée sous le haut patronage du Premier ministre, qui est ancien élève du Lycée français de Bonn ». Il a souligné la « double dimension » donnée à cet anniversaire qui n’est pas seulement celui de l’établissement public qu’est l’AEFE mais également celui du premier réseau éducatif international mondial, que l’AEFE anime et soutient. « C’est un anniversaire que nous célébrons avec fierté et ambition pour l’avenir de notre réseau » a-t-il notamment déclaré.

Le directeur de l’AEFE a ensuite explicité les principaux axes de Cap 2030 :

  • le renforcement de l’attractivité des établissements d’enseignement français à l’étranger,
  • une communication plus offensive pour faire connaître l’enseignement français,
  • le maintien de la qualité et le renforcement de notre outil de formation afin de pouvoir compter sur les ressources humaines dont les établissements ont besoin,
  • la promotion des valeurs portées par l’enseignement français,
  • la mise en valeur de l’unicité de ce réseau éducatif extraordinaire et la volonté de marquer un engagement encore plus fort de l’Agence pour faire vivre et animer ce réseau.

Source : AEFE

 

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Commentaires

  1. Bonjour,
    Je suis un Français dans le Monde depuis 33 ans, bientôt à la retraite et marié avec une sierra-léonaise de niveau Bac +4 et politiquement proche de la présidence. Pour ma part j’ai un passé humanitaire dont 16 ans avec le CICR et plusieurs missions avec ECHO ainsi que les ONGs. J’ai été aussi enseignant (technique) en France pour une durée de 7 années aux académies de Nice et Grenoble; j’aimerai m’investir ou tout simplement aider la promotion de école Française, bien sur à Freetown, et je vous remercie, si intéressé, de m’informer comment je pourrais apporter un tel support.
    Cordialement
    Jean-Marc Berge

  2. Maintenir la qualité de l’enseignement en procédant depuis quelques années à des suppressions de postes résidant et expatriés (dont la mission est de former et d’accompagnement) n’est pas du tout compatible.
    Maintenir la qualité en acceptant des élèves peu francophones et en réduisant en même temps les heures d’enseignement du français pour arriver aux heures planchers en France , alors que nous sommes à l’ÉTRANGER n’est en aucun cas logique.
    On voit bien le gouffre entre ce qui est dit, annoncé et ce qui se passe réellement sur le terrain.

  3. MR PLOUIN ,je peux que confirmer vos dire,en effet nous à quebec,j`en aurait long à dire,et que dire de l`enseignement ,remis en questions ,quand vient le moment,de la reléve de nouveaux directeurs,qui chamboule à leurs guises sans consulter,les parents.je suis une pionniere,qui à beaucoup œuvrée,pour la naissance d`une école à quebec j`ai es petits enfants qui sont à Stanislas de quebec… simone brouty.

  4. Malheureusement l’AEFE a privilégié les écoles de riches, au détriment des écoles à majorité de boursiers.

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