Réforme de l’enseignement français à l’étranger : discours de clôture du ministre Jean Yves Le Drian à la conférence des ambassadeurs

Paris le 29 août 2019 – Dans ce Discours de clôture (53ème minute), pas de grandes annonces mais la confirmation de la volonté du Président de la République de doubler les effectifs des établissements d’enseignement français à l’étranger d’ici 2030 et les moyens d’y parvenir.

Notons les aspects positifs de ces engagements :

  • L’affirmation du caractère de service public de l’enseignement français à l’étranger et la place centrale qu’y joue l’AEFE
  • L’homologation qui même simplifiée resteras exigeante
  • L’engagement du Ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse de détacher, 1000 titulaires supplémentaires dans les prochaines années
  • La nécessaire formation, au niveau Master, des personnels recrutés locaux.

 

C’est dans les moyens de ces ambitions que le bât blesse, en effet :

  • Faute d’augmenter les moyens nécessaires au doublement des effectifs, la confirmation du recours à des investisseurs privés nous inquiète s’il n’est pas encadré par une homologation élargie à la gouvernance.
  • Les 25 millions d’Euro supplémentaires à partir du budget 2020 ne permettront pas de retrouver dotation publique de l’AEFE d’avant la coupe de 33 millions d’euro à l’été 2017
  • L’augmentation du nombre de titulaires sans aucune indication d’échéance et alors que l’on en a supprimé 500 sur les trois dernières années nous laisse songeurs.
  • Certains, (dépêche AFP) ont compris que les frais de scolarité allaient diminuer pour retrouver le niveau de 2016, il n’en est rien. Suite à la coupe de 33M€, à l’été 2017, l’AEFE avait augmenté de 6 à 9% la participation financière complémentaire des établissements conventionnés (PFC) cette mesure provisoire devait être ramenée à son niveau initial en 2020, ce qui est confirmé. Il ne s’agit en aucun cas d’une baisse des frais de scolarité.

 

Nous attendons avec impatience les précisions qui devraient être apportées par le secrétaire d’Etat, Jean-Baptiste Lemoyne et le ministre de l’Education Nationale Jean Michel Blanquer qui doivent tenir une conférence de presse la semaine prochaine.

Michèle Bloch
membre du Bureau de Français du monde-adfe

Conférence des ambassadeurs : cliquer ici

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Commentaires

  1. L’école jusqu’à 16 ans est obligatoire en France. Le coût de scolarisation par enfant est de 7000€/année scolaire. La nationalité française ouvre le droit à la scolarisation. Pourquoi cela n’est-il pas le cas pour les expatriés ? Les détachés recoive un « package » de la part de leur employeur qui inclu les frais d’écolage. Pour les expats, il ne reste qu’à venir mendier à la commission des bourses… sans garantie puisqu’il y a un budget.
    On dirait que la politique est de tuer la langue française et l’esprit national… Ne dit-on pas que Macron a été « désigné » par l’oligarchie pour faire disparaître la France dans le magma européen ?

  2. L école française à l étranger est conçue à ma triste conclusion tout au moins en Espagne pays voisin pour une minorité de personnes très très riches. Mon entourage français ne peut pas ou plus suivre l’éducation française en moyenne 800 eur/mois par enfant, on vient d avoir le deuxième Bébé qu’elle joie et bonheur mais malheureusement on a pas le budget pour les mettre a l école française…il faut gagner 5000/mois min. comment faire…
    Comme la grande majorité de français désirant continuer a parler, éduquer nos enfants avec leur langue maternelle et leur donner le maximum de chance, la barrière financière va tout couper. C’est simplement une trahison et contradictoire connue depuis des lustres de ne pas accompagner ses citoyens et oublier les siens en bloquant l’accès a l éducation qui nous rattache a nos racines pour l’offrir à l élite étrangère qui recherche le mieux pour ses enfants à n importe quel prix. Je ne critique pas leur choix je ferais pareil, malheureusement je n’ ai pas cette option ce qui me désole en tant que citoyens français. En espérant que cela change avec la relève politique pour nous aider et que l on puisse donner le maximum de chance à nos enfants de ne pas perdre le fils conducteur. Quand on aime sa langue et son pays de ne pas avoir les moyens financiers pour le faire c est frustrant.
    En espérant que cela chance la espoir…

  3. Paul Margo dit: « Ceux de l étrangers ne payent pas d impôt sur le revenu en France. Il est donc logique qu ‘ils n aient pas les mêmes avantages… »
    Je ne suis pas d’accord. C’est de l’education des enfants français dont il s’agit, pas de celle de leur parents. Les enfants français et étrangers vivant en France ne payent pas d’impôts, mais sont éduqués gratuitement, (a juste titre). Les enfants français de l’étranger doivent dépenser 25,000 a 30,000 euros par an pour recevoir la meme education française. Loin des yeux, loin du coeur, l’égalité et la fraternité française!
    Par contre, a 18ans, ils ont l’obligation de se faire recenser a l’ambassade, au cas ou la France, qui les a délaissés, aurait besoin d’eux. (pour une guerre, par exemple).
    Le résultat est que les établissements scolaire agrees sont devenus des ghettos pour riches ou, dans certains cas, les enfants français ne sont qu’une minorité.

  4. Ça fait très longtemps que mon fils à quitté le Lycée Français à Los Angeles mais étant français, il recevait une bourse

  5. Vous avez tout à fait raison, mais malheureusement l’état ne nous écoute pas.

  6. Je suis entièrement d’accord avec Thierry. Je suis résident au Kenya j’ai une fille scolarisée à Nairobi maintenant que je suis en retraite je n’ai pas les moyens de payer la scolarité au Lycée Français. Mais je ne comprend pas pourquoi les enfants venant de pays francophones sont scolarisés dans ce même lycée et la scolarité est prise en charge par les pays d’origine de ces enfants. La France n’a pas les moyens de prendre en compte les frais pour nos enfants? Pour parler des salaires des professeurs, les professeurs français sont peu nombreux et très bien payés, ce qui n’est pas le cas des professeurs étrangers francophones qui sont la majorité et sont rémunérés une misère. Appliquons la devise de la France LIBERTE EGALITE FRATERNITE. Ce qui est valable pour la scolarité des enfants est également valable pour les emplois dans les consulats, Ambassades et organisme français où les postes sont en priorités attribués aux non français et cela pour rémunérer à bas coût.

  7. Bonjour,

    De mon côté, je n’ai pas connu de ralentissement de l’augmentation ou de baisse des frais de scolarité depuis au moins les 6 dernières années. Je constate que chaque années, on nous passe 4, 5 ou 6% d’augmentation, jamais justifiés. La coupe de 33 millions de 2017 ne peut expliquer à elle seule ces augmentations.
    Je ne comprends pas où passe cet argent, alors que le service rendu n’évolue pas. Nous sommes bien au dessus de l’inflation. Dans le même temps, nous constatons le recours toujours plus poussé aux contrats locaux. Je ne doute pas que les exigences de qualification demeurent élevées, mais en tout état de cause, ces contrats coûtent moins cher…

  8. C’est exactement ça ! L’enseignement gratuit pour tous ! C’est plus possible de payer 20000€ par an….

  9. Il est vrai que la tentation d’avoir les mêmes traitements financier pour l’accès à l’education française est grande, mais ne serait il pas mieux de créer des partenariats avec les pays d’accueils de nos têtes blondes? Où la mentalité et culture du pay d’accueil soient couplées avec l’approche de l’apprentissage français? Avec un Bac obligatoirement International pour les ressortissants français à l’etranger?
    Mais ne mélangeons pas tout en parlant des droits des réfugiés de guerre et une émigration volontaire! … quand même!

  10. L ecole française n est « gratuite ». La santé, l école et les retraites sont payées par les impôts des français. Ceux de l étrangers ne payent pas d impôt sur le revenu en France. Il est donc logique qu ils n aient pas les mêmes avantages…

  11. L’éducation française tout au moins en Colombie, est réservée a une élite et tout a fait inaccessible a la majorité des Français,,,
    Le nouveau « lycée français de Medellin » appartient a une famille Colombienne qui ne parle même pas français…c’est juste un commerce et je trouve cela honteux!

  12. En France l’enseignement est gratuit pour nos chers petites têtes blondes. Pourquoi les petits français qui vivent à l’étranger doivent-ils payer pour pouvoir aller dans une l’école « Française »?
    On veut être présent dans le monde, que la langue Française soit connue et reconnue mais on ne fait rien pour avantager les enfants de Français vivant à l’étranger : Mettons, nous aussi des gilets jaunes et manifestons dans les capitales étrangères pour que nos politiques rendent l’enseignement français des « petits Français de l’étranger » totalement gratuit.
    C’est très bien d’aider les autres (les petits Afgants ou Syriens qui arrivent avec leurs parents pour se réfugier en France vont à l’école gratuitement!!) mais il serait juste de nous aider aussi nous même……

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