Notre magazine

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Vendredi 25 juin, l’Union Européenne s’est réveillée ébahie, l’impensable était arrivé : le Royaume-Uni, venait de voter par référendum sa sortie de l’Union. Une décision sans précédent, dans un contexte de crise, qui amène beaucoup de pays européens à se replier sur eux-mêmes, reprochant à l’Europe d’être responsable de tous leurs maux.

Les critiques sont parfois tellement fortes, le ressentiment tellement violent à la hauteur des espoirs déçus, qu’on en oublierait presque que l’Union européenne a permis depuis 70 ans, à un continent que deux guerres mondiales avaient ravagé, de vivre dans la paix. C’était une des raisons de sa création et l’objectif a été atteint grâce à l’existence de l’Union et au travail de ses membres  Alors, si l’Union Européenne  traverse aujourd’hui une crise économique, sociale, politique et aussi de finalité, tout n’est pas à rejeter pour autant…. Les eurosceptiques ont tendance à oublier ce qui marche bien. La recherche scientifique par exemple : on a tous suivi la progression du petit robot Philae ! La monnaie unique aussi : 330 millions d’Européens utilisent l’Euro, deuxième monnaie au monde pour le montant des transactions. La libre circulation des personnes encore, avec le passeport européen, un acquis tellement ancré dans nos comportements qu’il est vite oublié. Les normes européennes en matière de sécurité et de santé, qui garantissent la qualité des biens et des aliments produits à l’intérieur de l’UE.  La reconnaissance des diplômes et le programme Erasmus etc…. La liste des acquis de l’Europe est longue même si certaines de ses actions laissent parfois plus perplexes.

On pourra regretter l’absence d’harmonisation fiscale avec des pays qui pratiquent via l’impôt une concurrence peu loyale. On pourra aussi s’interroger sur les limites de la libre-circulation des travailleurs qui favorise le dumping social. La question de l’organisation de l’appareil européen, jugée parfois trop complexe reste posée. La politique extérieure commune est balbutiante,  la PAC souvent décriée. Et enfin, sur la question des réfugiés, les Etats membres ont pour le moment échoué à trouver une solution commune face à l’arrivée massive des exilés. Certains ont préféré le repli sur eux-mêmes.

Malgré tout l’Europe est une avancée majeure, un idéal qui doit être poursuivi en consolidant ses bases, en acceptant sa remise en question pour réussir à construire une Europe plus sociale et plus en phase avec la nouvelle réalité mondiale.

Les sceptiques devraient se poser la question suivante : les citoyens européens seront-ils plus forts, mieux défendus, mieux protégés et plus riches s’ils restent dans leur cadre national ou s’ils agissent ensemble dans le cadre européen ?

 

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