Aide au développement

L’aide au développement est un devoir sacré pour la France. C’est un devoir à l’égard des pays encore en difficulté dont nous avons été les tuteurs dans le passé, nouant ainsi avec eux, quelle que soit l’importante part d’ombre de cette relation, des liens indéfectibles, notamment par l’usage de la langue française. Mais nous devons aussi apporter notre aide au-delà de ce premier cercle, si nous croyons que la France a toujours un rôle à jouer dans l’avenir du Monde.

Cette aide est aujourd’hui insuffisante, loin du pourcentage de 0,7% du Produit intérieur brut, fixé aux pays développés par l’Organisation des Nations unies. Et les chiffres d’aide que nous affichons restent trop souvent gonflés de crédits qui n’ont que de très peu à voir avec l’aide au développement.

Notre aide souffre également de défauts qualitatifs : insuffisamment attentive à la lutte de terrain contre la pauvreté, frileuse devant les besoins immenses d’éducation de base et de santé publique, notamment de santé reproductive, parfois marquée de connivence avec des régimes corrompus et corrupteurs. L’aide décentralisée, gérée par les ONG et les collectivités locales, y tient encore un rôle insuffisant.

Telle qu’elle est, notre aide au développement reste néanmoins porteuse de magnifiques réalisations, en termes de de développement économique et d’aménagement des territoires. Il existe un modèle d’aide « à la française », fondé notamment sur une assistance technique de qualité, qui a fait ses preuves dans la durée. Ses méthodes doivent certainement évoluer, si l’esprit reste le même : travailler au plus près des réalités, veiller à ne pas succomber aux schémas véhiculés par le FMI et par la Banque mondiale, souvent sources de graves échecs.

C’est la raison pour laquelle la pratique de notre aide doit être accompagnée en permanence d’une analyse critique de cette aide, et d’une réflexion de haut niveau sur les ressorts fondamentaux du développement.

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