Accès aux soins

Pour les Français expatriés par l’Etat ou les grandes entreprises et leurs familles, évalués à moins de 10% des Français établis à l’étranger, l’accès aux soins est assuré financièrement par les assurances et médicalement, dans les cas graves, par le rapatriement.

Il reste donc que pour la majorité des Français, le problème se pose dans les mêmes termes que pour les populations de leur pays de résidence. En Union européenne, sur le continent américain, dans les pays émergents d’Asie, l’offre de soins est bonne, couverte par le système social en Europe, mais beaucoup plus onéreux qu’en France partout ailleurs.
L’assurance maladie de la Caisse des Français de l’étranger (CFE), qui se fonde sur les règles et les tarifs de la Sécurité sociale française, ne rembourse donc qu’une part minime des frais engagés et doit être complétée par des assurances complémentaires dans les Amériques et en Asie en particulier. Au Maghreb, au contraire, les remboursements couvrent très bien les frais, inférieurs à ceux constatés en France.

Beaucoup de Français à revenus moyens ou faibles, vulnérables à face à la maladie, renoncent à s’assurer pour des raisons financières.

Dans les pays pauvres, la médiocrité de l’offre de soin se conjugue aux faibles revenus de nombreux Français. Or le risque sanitaire y est élevé. Français du monde-adfe a obtenu le maintien d’une partie des Centres médico-sociaux (CMS) en Afrique et de certains cabinets médicaux d’ambassade en Asie. Ils fonctionnent dorénavant sur une base associative et des médecins volontaires internationaux y sont affectés.

La question de la protection face à la maladie n’en reste pas moins entière pour plusieurs centaines de milliers de Français dans le monde. La cotisation à la CFE, même dans le cadre de la 3ème catégorie solidaire, reste inaccessible pour des Français à bas revenus, surtout quand le taux de change les rend dérisoires en euros. Enfin, les plus pauvres ne peuvent pas faire l’avance des frais.

Français du monde-adfe continue de rechercher des solutions adaptées aux différentes situations.
La langue et les références culturelles restent un obstacle pour le malade étranger et le médecin, même dans les pays les mieux médicalisés, quelle que soit l’affection. Si les troubles sont psychiques ou psychiatriques, les difficultés de communication peuvent rendre les soins inopérants. Des plates-formes de télécommunication, à condition qu’elles offrent toutes les garanties prévues par la loi, peuvent dans ces cas être des palliatifs appréciables.

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