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Edito du n° 196  :

Savoir-faire français à l’étranger

Lorsqu’on parle de savoir-faire français, on pense tout de suite aux métiers d’art, aux artisans qui mettent si bien en valeur notre patrimoine historique, culturel et artistique. On pense aux formations, aux écoles qui préparent aux métiers d’ébéniste, de restaurateur, de tapissier, de brodeur, de tailleur de pierre et à bien d’autres encore tels que le design, la décoration. Les artisans, les artistes qui sortent de ces écoles exercent leur talent aussi bien en France qu’à l’étranger. Ce sont ainsi des laqueurs français qui ont permis de réintroduire au Cambodge cet art millénaire détruit par les Khmers rouges. Le savoir-faire français ne s’arrête pas là, c’est aussi l’art culinaire, les métiers de bouche qui aujourd’hui s’exportent un peu partout dans le monde. Les écoles de cuisine en France forment non seulement des cuisiniers français mais aussi de plus en plus de cuisiniers étrangers, et on retrouve des écoles de cuisine à la française sur tous les continents. Pas un pays qui n’ait son restaurant français. Les boulangeries françaises s’implantent un peu partout dans le monde, souvent tenues par des Français qui transmettent leur savoir-faire.
Le savoir-faire français s’exerce et s’exporte aussi dans les domaines scientifique, énergétique et technologique : les ingénieurs, les développeurs français sont très recherchés à l’étranger et on les retrouve partout où l’on fait de la recherche, où l’on crée. Sans oublier par exemple que sont issus de savoir-faire français : le stylo Bic, l’antipaludéen le plus vendu au monde, nombre de voiliers grands et petits et… les gourdes Pom’Potes !

Le « made in France » s’appuie naturellement sur le savoir-faire français, mais pas seulement. Si on achète un produit « made in France », un vêtement, des chaussures, un sac, même si l’objet n’a pas été fabriqué à la main dans les ateliers exclusifs d’une grande marque, on peut être sûr que les conditions dans lesquelles l’objet a été fabriqué (conditions sociales, environnementales) sont garanties à minima par la législation du travail française.

La demande de produits « made in France » traduit en fait des motivations individuelles variées : une exigence de qualité, une réaction contre la délocalisation des emplois entraînant fermeture d’usines et chômage local, le refus des marchandises de piètre qualité et à bas coût importées de pays où la main d’oeuvre est sous payée, et aussi, pour les acheteurs français qui en ont les moyens, une prise de conscience écologique, la volonté de privilégier la production locale pour minimiser les émissions de CO2 liées au transport. Toutes ces considérations favorisent l’expansion des savoir-faire français, à laquelle participent activement les Français de l’étranger.

Claudine Lepage

⇒ Lire le numéro 196


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