Notre magazine

Edito du n° 197  :

Election européenne : « In varietate concordia » (unie dans la diversité)

La construction européenne a été souhaitée, élaborée, conduite par des femmes et des hommes dont le premier souci était de sortir du chaos un continent exsangue après deux déflagrations qui l’avaient dévasté, transformé en champ de ruines et en immense cimetière. La somme des souffrances endurées imposait de construire, en premier lieu, la paix et la stabilité ; en second lieu, de réunir les Européens dans l’affirmation de leurs valeurs démocratiques après que se furent imposés le totalitarisme et les génocides.

Il est de bon ton aujourd’hui de décrier l’Europe en l’accusant de bien des maux dont elle n’est pas responsable. Or, la paix a été assurée, la liberté a progressé, la démocratie étendue et renforcée, la prospérité accrue. A ces constats, il faut rappeler que l’Union européenne est la première donatrice du monde en matière d’aide au développement, la première pour les dépenses en matière de recherche, le continent où les villes sont les moins polluées du monde, et la liste ne s’arrête pas là.

Pour autant, l’Union européenne séduit de moins en moins sur le continent quand elle n’est pas contestée dans son fonctionnement par des citoyens déçus et amers : des décisions lentes voire bloquées ; des accords difficiles à conclure ; une gestion qui apparaît lourde et compliquée. Mais plus encore, sa démocratie est mal protégée des excès du capitalisme, de l’uniformisation technocratique, de la mondialisation financière dans une époque où la puissance est réduite à celle que lui donne l’argent.

Vouloir l’Europe aujourd’hui, c’est refuser qu’elle soit incarnée par un Viktor Orbán ou par un Matteo Salvini qui, à l’instar de tous les démagogues et des nationaux-populistes de tout poil, exploitent les sentiments de doute et d’humiliation de leurs concitoyens. La consolidation de l’Europe passe par l’Europe de la justice sociale, par la nécessaire harmonisation fiscale, par la solidarité commune contre le réchauffement climatique pour la préservation de la planète et pour faire face aux crises migratoires.

De lourdes incertitudes politiques, sociales, économiques pèsent sur l’avenir. Mais il nous revient à tous de militer pour réformer l’Union européenne afin qu’elle soit juste pour répondre aux aspirations des citoyens et forte pour les protéger des périls que représentent les grands empires militaro-financiers. Pour ce faire, il est impératif pour les Européens de voter en mai prochain pour la démocratie, pour le progrès social, pour le respect de l’environnement et pour les droits humains.

Gérard Martin
secrétaire général

⇒ Lire le numéro 197


Notre magazine est édité à 10 000 exemplaires et distribué à nos adhérents et aussi dans le réseau des ambassades et consulats.

Numéros précédents  à télécharger (format pdf) : Fdm 196 – Fdm 195 – FDM 194 – FDM 193 – Fdm 192 – Fdm 191 –  FDM 190  FDM 189 – Fdm 188 – Fdm 187 – Fdm 186 – Fdm 185Fdm 184Fdm 183 –  Fdm 182 – Fdm 181 – Fdm 180 – Fdm 179 – Fdm 178  Fdm 177 – Fdm176Fdm175 –  Fdm 174 –  Fdm 173

Imprimer