Archives 2008 – 2007 : Enseignement

01-10-2008 - Un collectif de neuf organisations s’exprime sur l’avenir de l’enseignement français à l’étranger
29-09-2008 – L’Assemblée des Français de l’étranger appelle à l’aide le ministère de l’éducation nationale
07-07-2008Commission sur l’avenir de l’enseignement : le rapport a été remis au Ministre
08-07-2008 : Avenir de l’enseignement français à l’étranger : lettre collective à Bernard Kouchner
juin 2008 - Enseignement français à l’étranger, une situation ubuesque et inquiétante.
28-2-2008 - Nouveaux développements à propos du décret sur la prise en charge des cotisations retraite des enseignants
23-2-2008 - Inquiétude après la publication d’un décret aux effets menaçants pour l’enseignement français à l’étranger
20-2-2008 – Bourses scolaires et prise en charge de la scolarité des premières et terminales
25-1-2008 - Point d’information sur l’enseignement français à l’étranger par la directrice de l’AEFE
21-1-2008 – Prise en charge des frais de scolarité dans les terminales : ils ont osé le dire…
19-12-2007 – Quelques statistiques sur le coût de l’enseignement français en France et à l’étranger
17-12-2007 : Réunion de la Commission nationale des bourses les 12 et 13 décembre
6-11-2007 : Evolution des crédits et des emplois dans le réseau des établissements culturels
5-11-2007 : Précision sur la mesure de gratuité pour les terminales 2 novembre 2007 : Suppression de plusieurs centaines d’emplois au sein du réseau culturel
10-09-2007 : Prise en charge du coût de la scolarité des élèves français dans les établissements d’enseignement français à l’étranger : des promesses aux réalités

01-10-2008 – Un collectif de neuf organisations s’exprime sur l’avenir de l’enseignement français à l’étranger
A l’occasion des Etats généraux de l’enseignement français à l’étranger réunis le 2 octobre au ministère des affaires étrangères, six syndicats d’enseignants, deux fédérations de parents d’élèves et Français du Monde ADFE viennent d’exprimer publiquement leur grave inquiétude face à l’évolution de ce réseau d’établissements. Comme vient de le faire l’Assemblée des Français de l’étranger, ce collectif demande au ministère de l’éducation nationale de contribuer au maintien et au développement d’un dispositif essentiel à la présence française à l’étranger. Pour accéder au communiqué intégral, cliquez ici
Pour lire le « Constat d’une crise de croissance » declaration-sept-2008

29 septembre 2008 – L’Assemblée des Français de l’étranger appelle à l’aide le ministère de l’éducation nationale
L’Assemblée des Français de l’étranger réunie à Paris la semaine dernière a unanimement adopté une résolution  concernant le  réseau extérieur des établissements d’enseignement français. L’on y perçoit son inquiétude pour l’avenir et la nécessité pour le ministère de l’éducation nationale de prendre toutes ses responsabilités dans le fonctionnement de ce dispositif essentiel à la présence française dans le monde.

L’Assemblée a ainsi rappelé que l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger contribuait au service public d’éducation et demandé qu’elle puisse bénéficier des moyens du ministère de l’éducation nationale, afin d’alléger les charges croissantes imposées aux familles.

Il s’agit là d’une prise de position nouvelle et importante, qui intervient à quelques jours des Etats généraux sur l’avenir de l’enseignement français à l’étranger, convoqués pour le 2 octobre au Quai d’Orsay par Bernard Kouchner. Le ministre des affaires étrangères et européennes compte s’appuyer sur les conclusions de cette réunion pour présenter ensuite sur le sujet une communication en Conseil des Ministres.

Espérons qu’il en sortira les décisions courageuses indispensables pour assurer la survie et le développement de ce réseau, aujourd’hui gravement menacé par l’insuffisance persistante de ses moyens et le découragement de nombreuses familles, françaises comme étrangères, devant les sacrifices qui leur sont demandés.

haut de page

Commission sur l’avenir de l’enseignement : le rapport a été remis au Ministre
Après douze séances de travail, la Commission sur l’avenir de l’enseignement français à l’étranger a rendu son rapport à Bernard Kouchner le lundi 7 juillet 2008. La commission s’inquiète de la situation critique du réseau d’enseignement français à l’étranger : cet outil majeur de la politique extérieure de la France est confronté à une crise de croissance, + 5000 élèves par an – dont 4000 français, qui nécessite des investissements immobiliers et de personnel, alors même que son financement est fragilisé par le transfert de charges immobilières et patronales et par la mesure de gratuité des droits d’écolages pour les familles françaises qui modifie profondément les équilibres budgétaires existants. Elle s’inquiète du risque d’éviction des élèves étrangers, indispensables à l’existence du réseau.
Par ailleurs, les Etats généraux de l’enseignement français à l’étranger pourraient avoir lieu dès la fin du mois de septembre 2008. Nous vous en confirmerons la date dès que possible.
Pour lire le résumé des recommandations de la commission, cliquez ici.

haut de page

le 8 juillet 2008 : Avenir de l’enseignement français à l’étranger : lettre collective à Bernard Kouchner
La Commission sur l’avenir de l’enseignement français à l’étranger mise en place en début d’année par le ministre des affaires étrangères et européennes vient d’adopter son rapport et de présenter une série de propositions. Le constat est préoccupant et les recommandations nombreuses. Nous présenterons les principales conclusions de la commission sur notre site dans les jours qui viennent. Dans l’immédiat, quatre organisations syndicales (SE-UNSA, SGEN-CFDT, SNES-FSU, SNUIPP-FSU), une association de parents d’élèves (FCPE), et nous-mêmes avons jugé nécessaire d’appeler ensemble l’attention de Bernard Kouchner sur un sujet fondamental à peine traité dans le rapport, faute d’accord entre les participants : comment financer la somme des ambitieuses recommandations de la commission en vue de consolider et de relancer le dispositif d’enseignement français à l’étranger ?
cliquer ici pour lire la lettre

haut de page

Juin 2008 – Enseignement français à l’étranger, une situation ubuesque et inquiétante.
Alors que le Président de la République, hier encore à Athènes, confirme sa volonté d’une prise en charge des frais de toute la scolarité des enfants français, le développement du réseau et l’augmentation du budget des bourses, le Ministère du budget indique qu’il est dans une impasse totale en ce qui concerne l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger (AEFE) « qui est le problème majeur du ministère des Affaires étrangères ».
La subvention 2009 à l’AEFE est annoncée en baisse de 10% ; pour les cotisations retraites, Bercy dit « n’avoir pas le 1er denier pour la Mission Laïque Française (MLF) et pas la totalité pour l’AEFE, quant à la gratuité, elle est ingérable à moyen et court terme » .

Les besoins de l’enseignement français à l’étranger ont été évalués par divers audits : la maintenance immobilière du réseau actuel nécessite 30M€ supplémentaires par an sur 5ans ; si l’on développe le réseau ce sont 50M€ qu’il faut prévoir. La mesure de gratuité est estimée à 20M€ par an ; le paiement de la part patronale des cotisations pour pension des personnels titulaires, jusqu’alors payée sur le budget de l’État, est évalué à 120 M€ (AEFE, MLF, homologués).
L’AEFE est amenée à tenir un discours schizophrène, tant vis à vis des familles (gratuité pour certaines, augmentation des frais de scolarité pour la majorité, stagnation des bourses), que des fonctionnaires, à qui elle demande de gérer des bourses à caractère social parallèlement à une mesure de gratuité – sans condition de ressources – accordée à un petit nombre. Elle sera contrainte, si son budget n’est pas rééquilibré, à déconventionner un grand nombre d’établissements ce qui est déjà en cours…

Pour lire le dernier compte-rendu de notre représentante, Michèle Bloch, à la Commission sur l’avenir de l’enseignement français à l’étranger, cliquez ici.

haut de page

28 février 2008 – Nouveaux développements à propos du décret sur la prise en charge des cotisations retraite des enseignants Nous venons de prendre connaissance d’un courrier du cabinet du Premier ministre en réponse au syndicat SE-UNSA hors de France qui l’avait saisi de la question de la contribution de l’Etat employeur aux retraites des enseignants expatriés. Comme nous vous l’annoncions, un décret a mis fin au régime spécial qui exonérait l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger et la Mission laïque du paiement d’une partie des cotisations vieillesse des enseignants détachés. Comme beaucoup, nous nous sommes alors émus de cette charge supplémentaire qui pourrait peser sur de nombreux établissements d’enseignement français à l’étranger. Le Premier ministre annonce que l’exonération actuelle sera prorogée d’un an, afin qu’il soit tenu compte de cette charge supplémentaire de l’AEFE dans le projet de loi de finances 2009. Il reste cependant silencieux tant sur la situation de la Mission Laïque que sur celle des établissements scolaires homologués et ne précise pas davantage l’étendue de la prise en compte de cette nouvelle charge dans le budget de l’Agence. Nous prenons donc acte de cette petite avancée, mais demeurons vigilants.

haut de page

23 février 2008 – Inquiétude après la publication d’un décret aux effets menaçants pour l’enseignement français à l’étranger Ce décret, publié en toute discrétion, met fin au régime spécial qui, depuis 35 ans, exonérait l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger et la Mission laïque du paiement d’une partie des cotisations vieillesse des enseignants détachés. Cette charge supplémentaire qui pèsera donc sur de nombreux établissements d’enseignement français à l’étranger, ainsi que sur les Alliances françaises, ne pourrait être supportée qu’au prix d’une augmentation des frais de scolarité ou d’une réduction de la masse salariale. Les sénateurs socialistes des Français de l’étranger se sont saisis du dossier et ont clairement manifesté leur inquiétude au plus haut niveau : Richard Yung a déposé une question écrite au ministre du Budget et Monique Cerisier ben Guiga vient d’adresser une lettre ouverte au premier Ministre. Aux dernières nouvelles, l’application de ce décret pourrait être repoussée d’une année. Nous restons vigilants et vous informerons de tout nouveau développement.

retour haut de page

20 février 2008 – Bourses scolaires et prise en charge de la scolarité des premières et terminales Les dates limites de dépôt des demandes de bourses et des demandes de prise en charge de la scolarité en classe de première et de terminale pour l’année 2008-2009 approchent. Renseignez-vous au plus vite auprès de votre consulat pour connaître les dates de clôture. Si votre situation relève à la fois du dispositif de bourses scolaires et de la mesure de prise en charge de la scolarité des premières et terminales, vous devez ne déposer q’une demande de bourse. En effet : – Les familles, y compris celles avec enfants uniquement scolarisés en première ou terminale, susceptibles de bénéficier d’une bourse scolaire doivent déposer une demande de bourse, afin de bénéficier éventuellement des bourses annexes. Ces bourses couvrent, par exemple, le transport ou la demi-pension, dont la prise en charge n’entre pas dans la mesure d’aide à la scolarité des lycéens de première et terminale. – La présentation de cette demande de bourse scolaire vaut alors demande de prise en charge pour les enfants de la famille scolarisés en première ou terminale. Ainsi, si la quotité accordée par la Commission nationale de bourse ne couvre pas la totalité des frais de scolarité, la prise en charge du complément sera assurée automatiquement par l’AEFE. – Dans l’hypothèse d’un rejet de la demande de bourse d’une famille, un dossier de prise en charge des enfants scolarisés en première et terminale sera automatiquement traité, sans nouvelle démarche nécessaire. Consultez nos dossiers d’information sur les bourses scolaires et sur la prise en charge de la scolarité en cliquant ici

haut de page

25 janvier 2008 – Point d’information sur l’enseignement français à l’étranger par la directrice de l’AEFE Les années 2007 et 2008 ont constitué des années charnières pour l’évolution du réseau, en raison de l’élan donné par la décision de prise en charge de la scolarité, de l’accroissement de la capacité des établissements et de la bonne marche du système des bourses. Avec 5000 élèves de plus en 2006 comme en 2007, dont 4000 élèves français, la capacité d’accueil maximale est atteinte dans la quasi-totalité des grandes villes. Ainsi, si depuis le transfert de la compétence immobilière à l’AEFE il y a 3 ans, 30 millions d’euros d’investissement avaient permis la remise aux normes des établissements vieillissants, l’extension du réseau est aujourd’hui indispensable. Lors du Conseil d’administration de l’Agence de décembre, a été voté une programmation immobilière sur 3 ans de 20 millions d’euros. Par ailleurs, le département viendra à l’appui de ces efforts d’investissement avec 8,5 millions d’euros. Avec la mobilisation de toutes les énergies, cette extension du réseau pourra être menée à bien, mais les parents d’élève devront accepter encore 2 ou 3 ans d’inconfort. Pour la mise en place de la mesure de prise en charge de la scolarité un groupe de travail, composé notamment de sénateurs et de membres de l’AFE, a été créé sitôt la mesure annoncée par le Président de la République, pour étudier sa mise en œuvre. L’exigence d’une demande formelle de la part des familles a ainsi été suggérée pour pallier les contentieux éventuels avec les pays de résidence, au regard de la rupture d’égalité induite par la distinction opérée de fait entre français et étrangers. Une dotation complémentaire de 5 millions d’euros a été prévue pour la fin de l’année 2007 et 20 millions d’euros ont été inscrits dans la loi de finances 2008 pour pourvoir l’application en année pleine au profit des classes de terminale et de première. Le formulaire de demande, qui ne peut en aucun cas être confondu avec celui des bourses, a été établi avec un souci de simplification maximale (pièces justificatives en nombre réduit, absence de démarche complémentaire), les indications des familles s’exprimant uniquement sur un mode déclaratif, notamment quant aux aides directes ou indirectes perçues par ailleurs. Concernant la stipulation selon laquelle cette prise en charge ne constitue pas un droit, elle figure déjà dans l’Instruction générale des bourses et est juridiquement nécessaire, tout droit étant conditionné par l’existence d’une enveloppe budgétaire correspondante. 200 dossiers ont été déposés à la mi-décembre, et 3500 sont attendus. Ce chiffre,inférieur aux 4 200 élèves concernés,s’expliquant par le nombre d’élèves déjà boursiers et ne devant pas, à ce titre, déposer de dossier. Cette mesure va occasionner une évolution du dialogue existant entre les établissements homologués et l’AEFE, au regard du nouveau poids que l’Agence représente. Peu d’inquiétude est manifestée quant à une hausse des coûts de fonctionnement et donc des frais d’écolage. Concernant le système des bourses, 11 millions d’euros sont nécessaires en sus des 47 millions disponibles dans le budget des bourses, mais aucune modification des critères n’a été prévue par la Commission nationale des bourses.

retour haut de page

21 janvier 2008 – Prise en charge des frais de scolarité dans les terminales : ils ont osé le dire… Nous avons dit ce que nous pensions de la récente mesure, voulue par le Président de la République, de prise en charge des frais de scolarité des enfants français en classe terminale : oui, bien sûr, à la gratuité que nous demandons depuis tant d’années, mais non à la méthode proposée pour l’atteindre, car elle nous paraît injuste et discriminatoire : elle aboutit en effet à servir en priorité un certain nombre de familles qui n’ont pas besoin de prise en charge. Il aurait fallu commencer, non par tel ou tel niveau scolaire, et surtout pas les niveaux où la scolarité n’est plus obligatoire, mais en aidant en toute priorité les familles à revenus modestes, qui font de réels sacrifices pour scolariser leurs enfants dans le réseau français, et qui à ce jour n’arrivent pas, ou très difficilement, à obtenir des bourses. Il est dès lors éclairant de voir les prises de position des partisans de la mesure. D’abord le Sénateur Robert del Picchia (groupe UMP) : « La mesure, qui n’est pas dans l’esprit des bourses, ne comporte aucune condition de ressources…Toutefois, le formulaire de demande invite les familles à indiquer le montant de leurs revenus… on semble même freiner les demandes… » (15 janvier, séance de questions orales au Sénat). Mme Catherine Rechenmann, conseillère à l’Assemblée des Français pour la Côte d’Ivoire, (dans « la voix de France », le magazine de l’Union des Français de l’étranger) : « Cette prise en charge n’est pas une mesure sociale et doit être bien distincte et indépendante des bourses scolaires… les Français de l’étranger considèrent cette prise en charge comme une mesure égalitaire vis-à-vis des compatriotes qui résident en France ». M. Joël Doglioni, conseiller pour la Colombie, dans le même magazine : « L’Administration, suivant en cela le point de vue des élus socialistes… met ensuite en place une procédure bureaucratique inquisitoriale avec un formulaire, destiné aux parents, particulièrement dissuasif. Ainsi, comme vous le comprendrez, dans nombre de pays instables et dangereux, comme celui où je réside, nos compatriotes sont réticents à faire connaître le montant de leurs revenus pour d’évidentes raisons de sécurité, même si ces informations transitent par le canal des consulats. » Voilà au moins un point clair, cette mesure n’a rien d’une mesure sociale. Quant à demander aux gens combien ils gagnent avant de leur faire un cadeau de plusieurs milliers d’euros, c’est le retour de l’Inquisition… Et voici, en dessert, le Président de la République, s’exprimant devant les Français lors de son passage récent à Riyad : « je vais vous dire que cette année, c’est la première année de scolarité gratuite dans les lycées français. Je n’ai pas cédé à la pression d’une certaine technostructure qui voulait me faire augmenter le nombre de boursiers. » Eh oui, augmenter les bourses, c’est en effet une vraie mesure sociale. Donc, elle n’intéresse pas le Président de la République. Rappelons au passage qu’en 2008, il manque huit millions d’euros au budget du ministère des affaires étrangères pour financer le programme de bourses pour les Français à l’étranger ! Pourquoi le Président de la République n’a-t-il pas écouté un Sénateur de ses amis, le Sénateur Ferrand, qui s’exprime sur le sujet avec beaucoup de bon sens, toujours dans le dernier numéro du magazine de l’UFE : « Il faut faire en sorte d’alléger les charges des parents qui ont des revenus moyens. Les parents à revenus modestes bénéficient à juste titre de bourses. Les familles les plus aisées n’ont pas véritablement de souci pour régler les frais de scolarité de leurs enfants, mais les parents dont les revenus sont moindres ont de plus en plus de mal à payer car ces frais augmentent d’année en année pour financer le développement et la modernisation des établissements. C’est fondamental, il faut augmenter l’enveloppe des bourses pour que ces familles puissent y avoir accès. » Là, nous sommes d’accord à 100% !

haut de page

19 décembre 2007 – Quelques statistiques sur le coût de l’enseignement français en France et à l’étranger Le ministère de l’éducation nationale vient de publier d’intéressantes statistiques sur le coût pour les pouvoirs publics (Etat et collectivités territoriales) des élèves français. En 2006, un élève ayant parcouru sans redoubler tous les cycles, de la maternelle au lycée,  aura coûté 102.000 euros. Annuellement, les coûts sont les suivants : – Maternelle : 4.660 euros – Cours élémentaire : 5.000 euros – Collège : 7.960 euros – Lycée : 10.300 euros. – Un étudiant à l’université ne coûte en revanche que 7.840 euros par an, soit moins qu’un élève de collège. A noter qu’un collègien français coûte 13% de plus que la moyenne des pays de l’OCDE (les pays les plus industrialisés), et qu’un lycéen français coûte plus de 26% de la même moyenne. A noter aussi qu’un Français de 15 ans suit au total 1.147 heures de cours par an, contre 950 pour un Anglais et 897 heures pour un Allemand. A noter enfin que les dépenses d’éducation représentent 6,1% de notre richesse nationale. Ce pourcentage est au-dessous de 5% pour l’Espagne, le Japon, les Pays-Bas, entre 5 et 6% pour l’Italie, l’Allemagne et la Grande-Bretagne. Il est également de 6,1% pour la Finlande. Il est de 6,7% pour la Suède et de 7,4% pour les Etats-Unis. Et les élèves de notre enseignement à l’étranger ? Ils sont 165.000 en 2007, dont 76.000 enfants français. Le projet de budget du ministère des affaires étrangères pour 2008 nous apprend qu’un élève de notre réseau (établissements en gestion directe plus établissements conventionnés) aura coûté à l’Etat 1.943 euros en 2007 et pourrait coûter un peu plus de 2.000 euros en 2008. Il nous apprend aussi que les ressources propres des établissements français (en clair, paiements des familles plus subventions des autorités des pays d’accueil) auront représenté en 2007 62,1% des ressources de ces établissements (donc 37,9% à la charge de l’Etat français). Ce pourcentage devrait atteindre 62,5% en 2008 et 65% en 2010. Cette projection ne tient toutefois pas compte de la décision présidentielle de prendre progressivement en charge la scolarité des enfants français des lycées français à l’étranger.

retour haut de page

17 décembre 2007 : Réunion de la Commission nationale des bourses les 12 et 13 décembre La Directrice de l’Agence de l’Enseignement Français à l’Etranger a informé la commission que pour la première fois le nombre de boursiers dépassait les 20.000 (20.109) dès lors que 3622 nouveaux élèves français avaient rejoint le réseau dont environ 25% boursiers. Elle a précisé que la dotation budgétaire initiale n’avait pas suffi pour couvrir les demandes (54,13M€), l’Agence ayant donc prélevé 1,8M€ sur son fonds de roulement pour abonder le budget des bourses. Le dépassement s’élève encore cependant à plus de 7M€. Un rappel a été fait en direction des familles boursières ayant des enfants scolarisés en première ou terminale : malgré la mesure de prise en charge de la scolarité, elles devront continuer à présenter une demande de bourse, notamment afin de bénéficier des bourses parascolaires. La CNB s’est conclue sur une observation inquiétante, puisqu’elle a estimé que les perspectives budgétaires pour 2008-2009 étaient «très défavorables». Le compte-rendu complet des deux représentants Français du Monde – ADFE à la commission nationale est consultable dans le coin des adhérents.

haut de page

6 novembre 2007 : Evolution des crédits et des emplois dans le réseau des établissements culturels Nous avons interrogé à trois reprises le cabinet du ministre, qui vient de nous assurer que cette diminution de 2007 à 2008 des effectifs des établissements à autonomie financière à hauteur de 366 emplois, effectivement apparue dans un document interne – d’où l’émotion suscitée – tient à une redéfinition du périmètre de ces établissements, et ne correspond en aucun cas à des suppressions d’emplois. Il y aura bien en 2008 des diminutions à hauteur de 85 emplois (sur un total de 3.365), mais pour 63 d’entre eux, il ne devrait s’agir que d’un simple transfert (par exemple vers les Alliances françaises créées à Lagos et Nairobi). Seuls 22 emplois seront effectivement supprimés, précise le cabinet du ministre, mais ces suppressions se feront par départs naturels. Nous prenons bonne note de ces explications et restons vigilants. Dans les documents budgétaires fournis au Parlement, les crédits des établissements à autonomie financières sont dispersés dans deux programmes distincts, selon qu’ils se situent dans le monde développé ou dans le monde en développement. Leurs évolutions sont donc difficiles à décrypter.

Dans la première catégorie (monde développé), ces crédits sont reconduits tels quels de 2007 à 2008. Il est précisé que de 1999 à 2007, le nombre d’établissements culturels en Europe occidentale est passé de 52 à 33. 14 établissements ont notamment été fermés en Allemagne. De 2005 à 2008, le nombre d’établissements dans l’ensemble du monde développé passe de 67 à 61. Il devrait tomber en 2010 à 58.

Pour la deuxième catégorie (monde en développement), rien n’est indiqué sur l’évolution des crédits de 2007 à 2008. L’on sait que le nombre d’établissements culturels passe de 2005 à 2008 de 85 à 88, mais qu’il devrait retomber à 86 en 2010. Comme on le voit, contrairement à un discours souvent entendu, les créations ici ne compensent pas, et de loin, les suppressions ailleurs. Il est clair que ce réseau des établissements culturels et de recherche, malgré tout ce qu’il fait pour l’image de notre pays, ne parvient toujours pas à être regardé comme prioritaire par les responsables du Budget.

retour haut de page

5 novembre 2007 : Précision sur la mesure de gratuité pour les terminales Les demandes devront être transmises avant le 28 février 2008. les lycées recevront les subventions dès que l’ensemble des dossiers aura été traité par l’AEFE, charge à eux ensuite de les reverser aux familles. A compter de l’année prochaine les commissions locales des bourses scolaires examineront les demandes et le règlement des frais aux établissements aura lieu avant la rentrée scolaire. L’avis du proviseur et du consul évoqués dans les Instructions ne concernent que la présence effective de l’élève et le caractère effectif de la domiciliation. L’alinéa des conditions d’accès qui stipulait : »ressources : il pourra être tenu compte du revenu brut de la famille « n’aura pas de valeur restrictive pour les familles ». Elle n’aurait qu’une valeur informative pour l’administration. Le préambule selon lequel « La prise en charge de la scolarité ne constitue pas un droit pour les familles dans la mesure où elle s’inscrit dans un cadre budgétaire limité. Les règles d’accès au dispositif fixées par la présente instruction pourront être révisées en fonction des contraintes budgétaires rencontrées. » ne serait qu’un principe budgétaire de précaution. En effet, comme tout établissement public, l’AEFE n’a pas le droit d’engager des dépenses au-delà des dotations qui lui sont faites et doit contenir des mesures permettant d’encadrer la dépense liée à la mise en place du dispositif. Source : réponse de Madame Bossière aux questions du lepetitjournal.com

haut de page

2 novembre 2007 : Suppression de plusieurs centaines d’emplois au sein du réseau culturel Le projet de budget 2008 du Ministère des Affaires étrangères prévoit la diminution de 10% de l’effectif total des agents recrutés locaux dans le réseau des centres et instituts culturels et des centres de recherche. Le ministère n’a, pour l’instant, pas commenté la suppression de ces quelques 366 emplois, qui s’ajouteraient encore aux 234 postes perdus dans le cadre du contrat de modernisation. Cette mesure va marquer un nouveau pas dans la marche implacable vers le démantèlement du réseau culturel français, avec les conséquences désastreuses pour l’emploi qu’il comporte. Français du Monde – ADFE demeure extrêmement vigilant sur ce sujet et vous tiendra informés de ses développements.

10 septembre 2007 : Prise en charge du coût de la scolarité des élèves français dans les établissements d’enseignement français à l’étranger : des promesses aux réalités Le Ministre des Affaires étrangères vient de nous faire connaître les mesures mises en oeuvre à la suite de la promesse de campagne du Président de la République d’instaurer la gratuité dès la prochaine rentrée pour les élèves des lycées. De ses propos nous retenons que 5 millions d’euros seront inscrits au budget 2007 et 20 millions d’euros au budget 2008 pour permettre la prise en charge des frais de scolarité des seuls élèves de la classe terminale à la rentrée 2007. Le dispositif serait ensuite étendu les deux années suivantes aux élèves de première et de seconde. Au regard de cette annonce, rappelons les trois promesses faites par le candidat Nicolas Sarkozy au cours de la campagne : prise en charge intégrale et immédiate des frais de scolarité des élèves à compter de la classe de seconde ; objectif de doublement du nombre d’établissements scolaires avec l’aide du privé ; diminution des droits d’inscription en primaire et secondaire grâce à une augmentation des bourses. Nous en sommes bien loin, plus loin encore si nous prenons en compte l’interview diffusée sur TV5 le 17 avril 2007 dans laquelle il affirmait : « Je rendrai cet enseignement public gratuit … Les Français de l’étranger, c’est des Français comme les autres, ils doivent avoir droit aux mêmes services, ils ont les mêmes droits à l’égalité devant le service public». En définitive, sur les 80.000 élèves français scolarisés à l’étranger, seuls les 3.330 élèves de terminale qui ne bénéficiaient pas de bourse connaîtront un défraiement du coût de leur scolarité. Limitée et injuste, cette mesure va à l’encontre du principe d’égalité des droits des Français de l’étranger devant l’école, rappelé par le Président lui-même. Elle va à l’encontre de la position de bon sens préconisée par Français du Monde-ADFE, comme par la communauté des parents d’élèves et des enseignants, qui recommandait de relever très fortement les crédits de bourses pour tous les niveaux scolaires confondus. La déception sera donc à la hauteur de l’espérance soulevée chez les Français de l’étranger. Cette mesure divisera la communauté française et il va être malaisé de gérer le mécontentement des familles confrontées au difficile financement de la scolarité de leurs enfants, face aux familles privilégiées par le nouveau système, dont un certain nombre n’a pas besoin.

retour haut de page