Lettre ouverte à Leïla Slimani pour la défense de l’enseignement français à l’étranger

L’association Français du Monde-adfe au Maroc a rédigé et signé une lettre ouverte destinée à Madame Leïla Slimani.

L’association reconnue d’utilité publique s’alarme du manque de concertation et de transparence du gouvernement du président de la République, Emmanuel Macron, sur l’avenir de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger (AEFE). Par cette lettre, l’association souhaite alerter et sensibiliser nos compatriotes sur les risques de détérioration de la qualité de l’enseignement.

L’association demande que des concertations soient engagées le plus rapidement possible de manière ouverte, en réunissant les représentants des parents d’élèves, des enseignants et de l’AEFE. L’avenir des 350 000 enfants (français et de nombreuses autres nationalités) fréquentant les écoles françaises dans le monde ne peut pas se discuter dans l’entre-soi entre les murs d’un ministère parisien ou aux forceps à l’assemblée nationale !

Téléchargez la lettre dans son intégralité en cliquant ci-après : Lettre ouverte de Français du monde-adfe au Maroc à Leila Slimani

Photo : © Markus Wissmann / Shutterstock.com
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Commentaires

  1. Qu’est ce que Mme Slimani peut -elle bien changer quoi que ce soit !

  2. J’adhère à cette demande;
    Youssef Haji écrivain des mémoires de migrants.
    Franco marocain et plus

  3. Je souhaite que vous nous apportiez un grand soutien pour améliorer les conditions financières de l’éducation à l’étranger et de prêter attention à nos requêtes.
    Je vous en remercie.

  4. L’enseignement de la langue française, est depuis très longtemps en dégradation continuelle.
    Ceci est dû, d’une part, au manque d’encadrement des enseignants, aux compétences non contrôlées. (quand un enseignant, fait des fautes d’orthographe ou de syntaxe dans chaque phrase qu’il est censé enseigner, on est en droit de douter de la qualité de son enseignement).
    Il faut donc nommer aux postes d’enseignants, des personnes réellement compétentes et ayant déjà des années de pratique, au lieu de « bombarder » une personne par sympathie (ou bienveillance politique) dans une mission importante , voir vitale pour nos enfants.

  5. Et d’autre part, vérifier, dans chaque établissement où l’enseignement de la langue française, que ce sont bien les programmes adaptés correspondant aux niveaux équivalents dispensés dans les établissement publics de la « métropole ». Cela évitera de voir des élèves ayant suivi à l’étranger quatre cycles annuels scolaires, ne pas savoir rédiger deux phrases complètes de français, sans y trouver une dizaine de fautes. Quant au « parler »… pas capable d’expliquer clairement une situation simple.
    Donc, il devient urgent de vérifier , tant les compétences des enseignants, tant les niveaux enseignés qui doivent correspondre à la tranche d’âge de l’élève (exemple : on voit actuellement des élèves de 9 ou 10 ans avec des moyennes excellentes, sauf que leur programme d’enseignement correspond à celui du cours préparatoire ou des « cours élémentaires »…! (et en plus les parents sont fiers des notes de leur progéniture….!)

  6. Merci pour cette information et pour l’excellente lettre rédigée par l’AFDE au Maroc. Nous espérons que son contenu sera bien entendu.

  7. Dans un pur raisonnement économique, une réduction du support matériel apporter à une association par un organisme peut se justifier par deux raisons. La première est que la situation financière de l’organisme l’impose ou alors que l’organisme retire gentiment sa confiance et ainsi son soutien pour d’autres raisons telles que le manque de performance, un changement de politique ou même un changement de décideur . Tout cela est simple et clair, mais (il est toujours là) il s’agit de la langue, française, dans notre cas présent. Et là, il y a le fait inévitable que le décideur est souvent celui qui détient le pouvoir et il est originaire, en général, du centre du système, le connu; le soutient étant distribué, lui, vers la périphérie, l’étranger. Alors, les Françaises et Français de l’étranger sont les preuves vivantes de la réussite reconnue de la langue et de la culture françaises dans le monde. Nous sommes chaque jour, sollicité(e)s pour donner plus, apporter plus. Ainsi, à ce décideur central, nous disons: économiquement parlant (français si possible) est l’investissement à long terme pour l’économie française. Une association portant ce dévouement à la langue française devrait donc avoir un soutient croissant chaque année.

  8. Ce problème n’est pas du ressort de l’AdFE.
    Laissez les ministères de la culture et de l’éducation faire leur boulot.
    N’en faite pas un affaire qui sent un peu « le politique… »

  9. Formidable initiative que ce courrier à Madame Slimani, dernière célébrité issues du système éducatif français à l’international. Dernière et peut-être même… dernière ! Snif

  10. Je n’ai pas d’école française sur Monterrey au Mexique. (il y a en a une à Mexico et l’autre Guadalajara). Rien ne s’est ouvert au Mexique depuis longtemps et ces dernières ne sont pas gratuites…
    L’alliance française seulement est présente mais là aussi le niveau n’est plus ce qu’il était d’après l’écho fait par des familles mexicaines, il faut dire que la sécurité actuelle n’est pas le point fort du pays.
    J’ai consulté le prix de certaines écoles catholiques privés en France et quelle fut ma surprise en constatant que ces dernières sont moins chères que le CNED en ligne… j’ai bien compris que j’ai bien le droit de payer mes impôts français mais pour le reste…..

    J’ai adoré le discours de la nouvelle ambassadrice qui nous clamait haut et fort que nous étions les représentants de la France … oui mais nous aimerions que la France pense au retour d’ascenseur ;-)

  11. Ces écoles sont réservées aux enfants de classes très favorisées, la plupart du temps non français … Elles se situent aussi uniquement dans les grandes villes, inaccessibles à la plupart des familles françaises émigrées. Pourquoi le gouvernement français devrait-il subventionner tout cela? J’ai moi-même élevé mes deux enfants parfaitement bilingues à l’etranger, ils ont bénéficié des cours de français langue étrangère dispensés par l’école publique locale…. encouragez plutôt l’enseignement du français à l’etranger par des professeurs locaux, peut-être en leur permettant de faire des stages ou échanges avec des français, ce sera bien plus efficace et moins cher surtout ! Non aux écoles pour élites…..

  12. je ne vois pas ce que leila slimani vient faire las dedans. pourquoi pas Taher benjelloun , pourquoi pas Abdellah taia ou tout autre plume francophone. le probleme est franco-francais meme si ca touche nombre de francophones. les postes de decisions ont toujours ete a Paris plus precisement er ce sont des personnes de decision qu il faudrait sebsibiliser et tenter d allier a cette cause
    Avoir etudie dans un lycee francais a l etranger ou avoir ecrit un livre ne donne pas plus de legitimite que les politiciens de discuter de l avenir de cet enseignement

  13. Benjama dit :
    29/06/2018 à 11:48
    Qu’est ce que Mme Slimani peut -elle bien changer quoi que ce soit !

    Reponse:
    Membre de l’Organisation internationale de la francophonie, Me Slimani, prix Goncourt 2016, n est pas seulement belle, mais elle a surtout un charisme et une intelligence hors du commun. Bravo Me Slimani pour ce vous etes.

  14. J ´ai apprecié les observations de Brigitte. Mon cas etait pareil!

  15. le Français est une langue compliquée de par son enseignement . Vivant à l’étranger je constate que savoir des phrases « perroquet » est souvent suffisant pour communiquer , l’usage du plus que parfait du subjonctif est d’un superfétatoire incroyable .
    Les niveaux A, B , C …… avec des critères de connaissance simples serait un progrès énorme et une porte d’entrée simple dans notre merveilleuses langue .
    On tolère des copies de BAC avec 3 fautes à la ligne … mini , pourquoi imposer la concordance des temps ou le genre d’un mot à des apprentis étrangers ?
    Pour garder le pouvoir , nombreux sont ceux qui compliquent le savoir , ils éloignent le vouloir apprendre des non francophones .
    Il faut nettoyer le mammouth ! et le dégraisser

  16. Bonjour,
    Il y a quelques temps j’ai adressé à l’Association des français du monde le communiqué de presse de mon livre Musiciennes du Maroc, écrit en français (traduit en arabe et en anglais). J’ai offert un exemplaire à Leila Slimani lors de son passage à Rabat.
    Ce livre représente un témoignage en français d’artistes marocaines dont certaine sont franco-marocaines et je compte sur l’association de m’aider à le promouvoir dans la diaspora francophone. J’ai été invitée à le présenter au Québec dans le cadre du mois de la femme.
    D’avance merci pour toutes suggestions pour promouvoir le partage de la culture et de la mémoire en français.

  17. Solidaire de cette pétition, je considère qu’il est temp que le Président de la
    République joigne le geste à la parole !
    et que prétendre que « France is back » doit se faire « en même temps » qu’un enseignement de qualité de la culture française dans le monde.

    C’est de « pognon » dont a besoin cet enseignement, Mr. Macron, pour prétendre à cette excellence promise, et non de beaux et opportuns discours, pour aussi joliment présentés qu’ils le soient, chère Madame Slimani..

  18. La propagation de notre culture et de nos valeurs humanistes et humanitaires est ancrée dans la francophonie dont les écoles , les collèges et les lycées sont les figures de proue. Il est impératif non seulement de préserver mais de multiplier nos établissements hors de France.
    À vous Madame de mener ce combat.

  19. Ces écoles sont trés cheres, privées et elitstes de classe. Pourquoi la France devrait favoriser cela? Pourquoi puisque beaucoup de Francais à l’étranger ne peuvent y avoir accés, lit-on dans certains commentaires.
    Et bien tout simplement car c’est un outil fantastique de la diplomatie Française! Les classes les plus favorisées y mettent leurs enfants, et cela tombe bien puisque ce sont les futurs décideurs et entrepreneurs de ces pays.
    Il y a une confusion claire dans les remarques: ces écoles ne sont plus là pour donner la meme education qu’en France aux enfants d’expatriés. C’est fini depuis les années deux milles cette mission. Meme si cette mission peut etre encore accomplie ce n’est plus la principale. Si on arrive à faire aimer la france, sa culture, son niveau d’exigence, son ethique aux futurs dirigeant et chefs d’entreprises d¡un pays, le retour du point de vue dip’lomatique et economique sera important. C’est cela qu’il faut viser. Par contre la mediocrité qui est en train de croitre liées aux problemes de recrutement, en particulier des professeurs et des directions est vraiment inquiétant et va finir par donner l’image contraire de la France. Il faut renforcer ce réseau unique au monde, oui absolument, et le rendre encore plus elitiste, comme une veritable vitrine de l’excellence francaise. Ce gouvernement ne reflechissant qu’au probleme d’où prendre l’argent pour le donner aux copains du CAC ne va helas pas dans ce sens là..triste…

  20. Comme Brigitte, je pense que former des professeurs du pays en question, dans la langue française, est une excellente idée. il faut arrêter l’élitisme qui ne sert a rien, et n’est même pas une bonne représentation de la France à l’Etranger. Pourquoi devoir payer des sommes exorbitantes pour apprendre une langue étrangère, cela ne fait pas de sens. L’éducation pour toutes et tous, et gratuite, c’est cela qui fera des jeunes des citoyens de qualité.

  21. Bla bla bla…combat…bla bla bla…Don quichotte… Macron le fera…comme ses prédrécesseurs! Faudra qu’un jour, le peuple décide et faire ce qu’il y a à faire. Comme cela on fermera l’ENA et aussi la gueule à tous ces forts en thèmes qui coutent très chers… économiquement à nous tous et qui leur rapportent très économiquement… beaucoup!

  22. Je suis en phase avec la plupart des commentaires précédents. L’enseignement du français dépasse la simple acquisition du « savoir » , c’est le partage d’une ouverture sur la réflexion, la capacité individuelle à construire sa propre pensée, sur la tolérance et certes un atout pour la France dans le monde. Et cela doit être accessible à toutes les couches sociales, l’enseignement élitiste est une aberration en France comme à l’étranger.

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