Congrès de la Mission Laïque Française : une pédagogie laïque pour un monde interculturel.

Une pédagogie laïque pour un monde interculturel, tel était le thème du congrès organisé du 14 au 18 avril par la Mission Laïque Française.

Un congrès revivifiant grâce à des intervenants de grande qualité, des tables rondes bien menées, des ateliers concrets qui nous ont fait passer du « Projet pédagogique laïque produit de notre histoire républicaine » à Ferdinand Buisson et le long chemin qui a abouti à la Charte de la laïcité.

« La laïcité n’est pas une prison mais une porte ouverte vers sa propre liberté et celle des autres », elle suppose le développement de l’esprit critique,  le détour par l’interculturel pour comprendre la diversité et favoriser l’ouverture culturelle. Les établissements d’enseignement français à travers le monde sont le lieu de toutes ces rencontres et les ateliers permettront d’aborder les pédagogies du faire ensemble, de l’éducation aux médias et à l’information.

Vous pouvez voir et écouter ces intervenants parmi lesquels Ariane Mnouchkine, metteur en scène, fondatrice et animatrice de la compagnie du Théâtre du Soleil, Jean Paul Delahaye  vice-président délégué de la Ligue de l’enseignement, président du Comité national d’action laïque, Derrick Gay consultant en diversité, université de Pennsylvanie, Jean Baubérot président d’honneur de l’Ecole pratique des hautes études (EPHE), Eric Debarbieux président de l’Observatoire européen de la violence à l’école (OIVE), Ange Ansour,  directrice du programme Les Savanturiers – école de la recherche et tant d’autres que vous pourrez découvrir en vous promenant sur le site dédié : http://congres.mlfmonde.org/caen-deauville2018#  (les vidéos sont accessibles à partir des onglets Plénières et Ateliers)

Michèle Bloch

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Commentaires

  1. SVP veuillez intéressez-vous à ce que la MLF et le Grand-Lycée Franco-Libanais sont entrain de faire au Liban. L’école est fermée depuis Jeudi 26 Avril pour une durée indéterminée parce que soit disant le GLFL prétend qu’il n’a plus les moyens pour payer les professeurs suite à la décision du ministère de l’Education Libanaise d’augmenter les salaires des profs gelés depuis des années. Aussi, comment peut-on parler d’une mission de protection et de renforcement de la francophonie et de la mixité sociale si les frais de scolarité d’UN SEUL enfant au GLFL sont de 20% plus élevés que le SMIG annuel au Liban (qui est de 6,000 USD) et ou au courant des 10 dernières années l’augmentation annuelle moyenne des frais de scolarité a été de 9%. Que dire des familles qui ont 2 à 3 enfants et dont le salaire couvre principalement le coût du GLFL… et qui sont obligés de trouver des solutions alternative de garde et de financer un coût additionnel due à la fermeture de l’école depuis Jeudi 26 Avril. Malheureusement, nous vivons aujourd’hui dans un monde hypocrite qui prétend soutenir des causes mais en réalité qui utilise ces causes pour renflouer ses poches.

  2. Je joins ma voix au monsieur qui a évoqué le grand problème du GLFL au Liban.
    Il serait plus intéressant à la mission laique de s’occuper des vrais problèmes de son réseau au Liban.
    Il s’avere que les conflits entre les ecoles, les parents et les professeurs ne font de nos enfants que le bouc émissaire!
    Alors Les grands titres de mixite sociale et de misision a but non lucratif sont désormais des choses que personne en ce moment y croient , même on s’en passerait franchement.
    Nous parents, sommes révoltés par ce qui se passe !!!!
    A bon entendeur , Salut .

  3. Oui, c’est inconcevable que nos enfants soient les boucs émissaires du conflit entre le GLFL et les profs !!!!
    Tout ce qui se dit sur la mixité sociale et le renforcement de la francophonie n’est que du baratin pour les média. Ici, les parents désabusés n’y croient plus !!!!!!
    C’est une honte !!!!!

  4. J’ai travaillé quatre ans à la MLF au Maroc, en espérant que cette dimension laïque était importante. Celle-ci est occultée, marginalisée. Le souci de la MLF est avant tout de se développer ici au Maroc afin de répondre aux demandes de la bourgeoisie locale et de pallier au manque de place à l’AEFE. Les discours sur la laïcité sont peut être tenus à Paris mais pas ici.
    Par ailleurs, le recrutement accru de contrats locaux peu sensibilisé à ces questions essentielles de laïcité pour former des citoyens, diminue la transmission de ces valeurs. L’essentiel pour les établissements étant de préparer aux examens.
    La MLF est aujourd’hui « une courroie de transmission » de ce que l’AEFE ne peut ou ne veut plus faire. Dans ces établissements de la MLF, il s’agit d’augmenter les effectifs par classe et de réduire la masse salariale. Les budgets consacrés à la formation afin de transmettre les valeurs et pratiques de la laïcité sont rares, les financements de projets afin d’ouvrir sur le monde diminuent, les achats dans les CDI de revue de sciences humaines promouvant la laïcité, le sont tout autant.
    Xavier Gosset, enseignant à Rabat, responsable syndical, militant associatif.

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