Raphaël Gianelli-Merianio offre un printemps en Estonie à Paris.

Jusqu’au 21 janvier 2018, la Cité de la Mode et du Design à Paris vous propose un voyage vers l’Estonie avec l’exposition LOOV KULTUUR. Un des espaces propose un plongeon dans « un printemps en Estonie ».

« Un printemps en Estonie »  est le titre de l’exposition de photographies de Raphaël Gianelli-Merianio, français d’origine italienne, qui y a effectué des dizaines de séjours. Les mots de 1967 du poète Jaan Kaplinski extraits de la première strophe du premier recueil du premier poème nous accueillent dans cet espace. Ces mots sont posés en noirs sur un mur oblique blanc au milieu du Studio.

« Tolmust ja värvidest saavad uued liblikad. »
« De la poussière et des couleurs naissent les nouveaux papillons. »

Autour de ce mur, les photographies flottent telles des nuages et présentent une vision de l’Estonie. Raphaël Gianelli-Merianio approche les choses, la nature et les gens en Estonie depuis 2002 pour partager une impression, son impression.

L’angle choisi est toujours un point de vue qui se focalise ainsi sur des détails, des instants à la quête d’une universalité. Les photographies sont évanescentes mais bien réelles, comme des papillons que nous admirons, que nous rêvons de toucher, que nous guettons de façon émerveillée.

« Cette terre m’a permis de découvrir et de m’approprier ma manière de sentir l’univers. L’Estonie ouvre tous les pays du monde. »

Les photographies touchent quelque chose d’intemporel, quelque chose d’essentiel mais en mouvement. Comme me le confie Raphael, il y a des millénaires les eaux ont détaché des petits bouts de rochers. Les eaux ayant une forte énergie motrice, ont fait s’entrechoquer sans arrêt ces petits bouts de cailloux qui se sont émoussées avec le temps. C’est ainsi qu’aujourd’hui, on trouve des galets aux formes lisses qui se sont faites en s’usant. Raphaël, lui aussi use l’intime, la propriété des sujets pour accéder à l’intime universel.

Quand un Français arrive quelque part, sur une terre inconnue, il arrive avec ses bagages de Français qu’il n’a pas forcément choisi. Peu importe de quelle culture nous sommes, nous revenons toujours à ce qui nous lie : la poussière et les couleurs. C’est donc bien la vie qui nous lie. Et ces photographies viennent à nous. Nous pouvons nous transposer ailleurs. Une rencontre se produit. Un autre quotidien s’observe et l’universel part du quotidien.

Simon Holpert

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