Français du monde-ADFE et les syndicats SNES-FSU, SNUipp-FSU, UNSA-Education, Sgen-CFDT expriment leur vive inquiétude quant à l’avenir du réseau d’enseignement français à l’étranger.

Français du monde-ADFE et les représentants des syndicats SNES-FSU, SNUipp-FSU, UNSA-Education, Sgen-CFDT, se sont réunis le lundi 6 novembre 2017. Ils ont exprimé leur vive inquiétude quant à l’avenir du réseau d’enseignement français à l’étranger.

L’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), extension du service public français de scolarisation, fait depuis 27 ans la preuve de son excellence. Outil majeur de la diplomatie d’influence de la France, elle est aujourd’hui financée en majeure partie par les familles. La priorité à l’éducation affirmée par le gouvernement pouvait laisser espérer une dotation de l’État à la hauteur des besoins. Au lieu de cela, le gouvernement a annulé au mois de juillet 33 millions d’euros de crédits sur le budget 2017 en cours. Cette baisse de près de 10 % de son budget contraint l’AEFE à prévoir la suppression sur les trois ans à venir de plus de 500 postes d’enseignants titulaires, soit 8 % des effectifs actuels. En outre, elle ne pourra verser en 2018 aucune subvention aux établissements, hors sécurité et investissements programmés, et fera passer de 6 à 9 % la participation financière complémentaire (assise sur les frais de scolarité) que doivent lui verser les établissements en gestion directe et conventionnés. Ces mesures affecteront obligatoirement les frais d’écolage, les budgets des établissements, le nombre de titulaires et risquent d’entraîner le déconventionnement d’établissements donc une
privatisation encore plus grande du réseau.
La notion de réseau d’enseignement français ne peut se concevoir sans l’opérateur public, qui, y compris dans les pays les plus pauvres ou difficiles, est à même de garantir la qualité de l’enseignement, de dynamiser les établissements, et de sécuriser les parcours des personnels.

Les signataires, très attachés à l’enseignement français à l’étranger en tant que mission de service public relevant d’un opérateur public, voient dans cette coupe budgétaire brutale une grave menace qui fragilise l’AEFE et affecte l’ensemble de la communauté éducative.

Les signataires demandent que le budget 2018 soit un budget sincère permettant à l’AEFE de remplir l’ensemble de ses missions. Ils demandent que les 33 millions d’euros annulés soient remis au budget afin que les crédits de l’AEFE soient réellement préservés.

Retrouvez le communiqué commun de novembre 2017 par un simple clic : Communique_commun

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Commentaires

  1. Les Socialites, dont je fais partie, doivent s’ interroger sur leur comportement et leur souci majeur de se trouver en sécurité matérielle (économique et financière) dans le pays étranger, souvent dans l’optique d’une politique exclusivement nationale, voire néo colonialiste. En général, ils expriment leur inquiétude sur leur statut… quand il est trop tard!
    En tant qu’expatríée définitive et citoyenne européenne je n’ai plus à m’ingérer dans une politique française nationale mais je défendrai sans discontinuité les droits de l’homme et du citoyen de même que je ne cesserai de dénoncer les atteintes à la Démocratie, indépendamment des régimes politiques existants.

  2. Les associations d’expats, les Chambres de Commerce, ADFE, les gros groupes…etc devaient naturellement participer au budget. Lorsqu’on quitte la France en expatriation on accepte naturellement de ne pas être autant assisté par l’Etat qu’en Métropole. C’est le cas pour quasiment tous les secteurs ; il est normal qu’il en soit de même pour l’éducation.
    De toute manière les Lycées Français sont majoritairement fréquentés par des familles en contrat d’expat (=tout est payé pour eux) il y a donc peu d’inquiétude à avoir pour leur situation financière.
    Et les postes dans l’enseignement à l’étranger sont trop nombreux et protégés = beaucoup de postes coûtent très cher pour ir un nombre d’heure de travail très faible. Ça ne fera pas de mal dépoussiérer tout ça.

  3. Cher Arthur,

    même si je partage une bonne partie de votre point de vue sur le financement de l’enseignement par d’autres sources que l’argent public, et sur le fait que s’expatrier est souvent un choix qu’il faut assumer, je vous indique que non, les lycées français ne sont pas seulement des établissements pour expatriés avec des contrats « all inclusive ». Le profil des expatriés a énormément changé ces dernières années, et beaucoup de familles partent sans « package ». Il y a aussi des « bi-nationaux » attachés à l’enseignement français, sans être des expatriés. Et bien sûr des étrangers qui sont encore attirés par notre enseignement. Les écoles françaises à l’étranger sont aussi un outil de diplomatie. A HoChiMinh Ville nous avons plus de 30% d’élèves boursiers. Attention aux généralités!

  4. Chere Annie,
    je n ai absolument rien compris a votre message. si vous vous sentez plus citoyenne europeenne que francaise:
    1. c est franchement triste, mais bon vous etes socialiste
    2. je vois pas en quoi cela vous chagrine: n est ce pas a force de voter pour des politiques socialistes irrealistes et depensieres que les credits sont desormais geles pour suivre les ordres de vos amis de Bruxelles.

  5. Bonjour,
    Je ne comprends toujours pas pourquoi il y a un montant de versé de la part des établissement vers cette agence de l’état ? soit elle finance soit elle ne finance pas.
    En fait, je lis le texte mais je n’arrive pas à répondre à de simples questions:
    – combien l’état verse à cette agence ? 330 m approx ?
    – combien les établissement verse à cette agence ?
    – combien l’agence reverse (directement ou indirectement) à cette agence ?
    le net doit être le coût de fonctionnement de l’agence.
    si l’état réduit le versement de 10 %, ce que je comprends, j’espère que l’agence réduit également son train de vie de 10 % au moins ?

  6. Il est curieux de voir que certains ne perçoivent pas les enjeux qui vont au-delà de la simple économie financière. Supprimer 500 postes de résidents – c’est-à-dire de titulaires de l’Education Nationale – cela signifie dans la plupart des cas vouloir les remplacer par des personnels en contrat local, dont certains peuvent être excellents, mais dont beaucoup n’ont pas les qualifications adaptées aux tâches qui leur sont confiées. Cette conséquence évidente, jointe au signal fort d’un désengagement de l’Etat, implique à son tour une perte de qualité du service éducatif proposé, de plus en plus éloigné de l’image d’excellence que l’on claironne sur les toits de manière de plus en plus hypocrite. Le 2 octobre, M. Macron affirmait dans un discours officiel son prétendu attachement au réseau des établissements français à l’étranger. Les faits démentent les belles paroles. Le « soft power » que représente notre réseau de l’AEFE ne peut que s’affaiblir par de telles décisions. Le rayonnement de la France ne peut qu’en pâtir. Je suis enseignant au Lycée Français de Cali, ville de province colombienne, où le public n’a rien à voir avec ce que pense Arthur : plus de 90% de nos élèves sont colombiens. Après le bac, ils vont en majorité poursuivre des études en France… un exemple concret de ce que « rayonnement culturel » veut dire. Ici, comme ailleurs (et dans d’autres villes du monde bien davantage qu’ici), le système français n’est pas seul : Anglais, Allemands, Américains… proposent aussi leurs écoles. Si un parent colombien se sent traité comme une vache à lait, pourquoi n’inscrirait-il pas ses enfants chez « la concurrence » ? Est-ce ainsi que l’on s’imagine consolider la présence culturelle française ,

  7. Je rejoints « Bric » pour l’analyse, d’un autre coté pour le gouvernement un expatrié est
    a priori un exilé fiscal, a ce titre il peut bien payer les études de ses enfants. Seuls les
    expats provisoires envoyés par leur entreprise peuvent encore tirer leur épingle du jeu.
    La France est destinée dans les 5 ans de se dissoudre dans l’Europe, donc plus de
    dépenses superflux, il faut financer l’intégration des primo arrivants. La langue
    mondiale est l’anglais, le français devient petit á petit un dialecte.

  8. Cher Arthur,

    Non, tous les français de l’étranger non pas les bénéfices donc vous parlez. Ici dans ma ville nombreux sont ceux qui payent la scolarité de leur enfants. Nombreux sont ceux qui sont attachés à l’excellence de l’enseignement français. Nombreux sont ceux qui n’ont aucune attache en France, étrangers ( lituaniens, allemands, grecs, etc) et qui ont choisi d’inscrire leurs enfants dans un lycée français de l’etranger, tout simplement par la richesse et la diversité que notre système propose avec des enseignants qualifiés et réellement formés. On ne peut pas se permettre de généraliser sans avoir une connaissance réel de la situation.

  9. Bonjour,

    Quand à moi je n’ai jamais eu les moyens pour payer les droits d’inscription du lycée français à Varsovie.Subventions ou pas ces lycées sont dédiés à une classe aisée. J’ai bénéficié de l’école publique polonaise gratuite. Je m’interroge sur l’utilité de ce débat.

  10. Je ne veux m immiser en rien dans vos querelles. Expatrié depuis 5 ans ma fille de 4 ans ne va à l’école française que depuis cette année. Aucune aide ne m’est accordée mais le bien être de nos progénitures doit sans conteste se voir être supérieur au notre. La France est un pays d’assistanat ce qui peut sembler bien regrettable mais pour autant valorisant. 3 de mes enfants ne sont pas en mesure de rentrer dans cette école et pour autant il existe soit disant des aides. Leur éducation n’en est pas pour autant moins bonne. Les subventions sont-elles réellement utilisées dans un contexte éducatif ou seulement pour mieux faire que les autres ? D’où peut-être cette coupe budgétaire.

  11. Les lycées français à l’ étranger sont un des fleurons du rayonnement culturel de la France à l’ étranger et ils sont un des piliers de l’expansion économique de notre pays: ils facilitent l’établissement d’entreprises françaises à l’ étranger en assurant la scolarité des enfants de leurs employés, ils permettent à bien des Français de s’installer à l’ étranger, ils tissent des liens avec une élite étrangère qui sera ensuite francophile et francophone. Diminuer leur budget ou leur personnel est une économie à court terme de mauvais aloi qui aura des répercussions négatives sur notre pays.

  12. habitant une région ou l’école française est trop loin et ou elle n’est remboursée qu’ a 60% , le mieux serait que chaque élève touche une allocation pour qui puisse fréquenter une école locale enseignant le français.

  13. La France demandent au expatriés Français d’exercer nos droits à l’étranger, voter,payé nos impôts comme si on est dans notre pays alors que normalement l’école doit êtres gratuitement comme en France, car pas toutes les Companies pays les écoles est c’est très cher ,
    J’aimerai bien les personnes qui veulent êtres senat et qui nous renvoie des mails veulent qu’on vote pour eu pour nous représenter dans les pays resident , de nous reunir a lambassade et nous écoutent et résoudre les problèmes des expats , mais le problème des que le vote finis on entend plus parlé d’eux, ils ont eu le titre et le salaire , pas besoin de nous jusqu’à la prochaine élection, mails mails,
    ALORS OU EST LE DRPIT DU CITOYEN

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