Nathalie Bonneu – Canada / Québec

J’habitais Paris et c’est en 1997 que je suis venue pour la première fois passer des vacances au Québec. J’ai fait la connaissance de Québécois de Trois-Rivières et nous sommes restés en contact. En 2002, j’ai envoyé une demande de résidence permanente. C’était pour moi le moyen le plus simple pour vivre et travailler au Québec. Je pensais à l’époque que cette expérience durerait 2-3 ans.

 

Une fois installée à Trois-Rivières, ce réseau d’amis québécois m’a aidé à me loger et à trouver un emploi. Ils m’ont fait visiter leur coin de pays, suggéré des livres, des films. Les moments que nous partagions étaient autant d’occasions pour découvrir toutes ces choses qui constituent la culture (l’histoire, la cuisine, les chansons, la politique, l’humour), qu’il faut connaître pour comprendre et apprécier le pays dans lequel on est venu s’installer. Les personnes que j’ai rencontrées (amis, collègues) ont été patientes et attentionnées. C’est grâce à elles que j’ai pu tenir au début, que j’ai demandé ensuite ma nationalité canadienne pour pouvoir voter et que 15 ans plus tard, je me sens bien intégrée au Québec.

 

Comme emploi, j’ai travaillé dans le loisir des personnes handicapées puis j’ai passé les permis nécessaires pour exercer dans un cabinet financier. Mais en 2013, j’ai repris des études universitaires, d’une part en histoire de l’art et d’autre part en loisir, culture et tourisme à l’Université du Québec à Trois-Rivières. Je suis maintenant installée à Québec, ville touristique et patrimoniale, d’où je peux plus facilement continuer ma maîtrise et mes recherches sur la carte postale.

 

L’année 2013 a aussi été celle où j’ai rencontré un Français chez des amis communs. Impliqué dans la communauté, Quentin Maridat m’a parlé de Français du monde-adfe et des élections consulaires de 2014. J’ai accepté d’intégrer l’équipe. Nous avons mené une campagne qui a permis d’obtenir deux des postes de conseillers consulaires sur les quatre de la 3e circonscription du Canada.

 

J’ai participé ensuite comme administratrice à la mise en place de  « Français du monde – Québec ». Le besoin de créer une entité distincte de celle de Montréal était clair, car les réalités et aspirations sont bien différentes entre la capitale et la métropole. Grâce au soutien de Paris, « Français du monde – Québec » est née en novembre 2014. Je suis restée quinze mois au CA, le temps qu’une équipe solide se constitue. En un peu plus de deux ans, Français du monde Québec a dépassé les « 1 100 J’aime » sur sa page Facebook. Elle peut être très fière ! Et avec des activités qui conjuguent intégration et divertissement, l’équipe a su développer des partenariats qui lui permettent de louer des salles et d’emprunter du matériel et des jeux à bas prix, voire même gratuitement comme avec Accès-Loisir Québec. La communauté française apprécie. La participation et la bonne ambiance que j’ai pu constater lors de rassemblements en témoignent.

 

Mon rôle de conseillère consulaire est de répondre aux questions de nos concitoyens, mais aussi de leur rappeler la nécessité de s’inscrire sur les listes consulaire et électorale. C’est aussi de mon devoir de soutenir des projets et de trouver du financement privé ou public comme je l’ai fait en 2015 pour la 9e édition de la Biennale internationale d’estampe contemporaine de Trois-Rivières à laquelle participaient des artistes français. A ce titre, il est important de tisser et de maintenir de bons rapports avec des sénateurs représentant les Français établis hors de France, tout comme avec le consulat où notre présence dans différents comités assure une équité dans l’attribution de subventions, que ce soit pour les bourses scolaires ou les aides sociales diverses.

 

Tout nouveau dans le paysage politique, le conseiller consulaire est encore méconnu. Il n’est pas rare de croiser des concitoyens qui pensent que je travaille au consulat ou pour le ministère des Affaires étrangères. C’est à chaque conseiller d’être actif, d’expliquer son rôle et ses capacités dans la mesure de ses ressources. C’est à mon avis la meilleure façon de conscientiser les concitoyens. Il reste encore trois ans pour le faire, jusqu’aux prochaines élections de 2020.

 

Nathalie Bonneu               

 

      

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