Les 24 heures de l’expatriation : arrêt à Stockholm

La section Suède de Français du monde-adfe a été représentée par Christophe Premat à l’émission «24 heures chrono de l’international» (24-25 janvier 2012) consacrée à l’expatriation en Suède. Plusieurs intervenants se sont succédé avec comme fil directeur une réflexion sur les conditions d’expatriation en Suède.

Pierre Maurice Aflalo, président de la Chambre de Commerce franco-suédoise et conseiller du commerce extérieur, Emily Åkerblom, chargée de mobilité à Executive Relations, Jennifer Rock-Bailey, consultante chez Ernst&Young, Mickaël Gaupillat consultant à Berlitz ont échangé autour de la situation économique de la Suède et des conditions d´expatriation pour les entrepreneurs.

Les secteurs porteurs en Suède sont le design, les industries créatrices et les télécommunications. Les ingénieurs sont appréciés dans ce pays qui recherche les compétences pour satisfaire certaines branches de l´industrie. S’il est facile de lancer son entreprise en Suède, le marché demeure difficile avec des consommateurs exigeants choisissant un bon rapport qualité / prix. Le taux de chômage est de 7,4% et la Suède a besoin de certaines compétences qu’on ne trouve pas, ce qui s’explique parfois par le maintien de seniors au travail. L’âge légal de départ à la retraite est de 65 ans avec un plafond de 67 ans même s’il est possible dans certains métiers d´avoir des aménagements pour continuer à travailler plus tardivement.

L’émission a abordé le thème des contrats de travail. En effet, il existe une période d’essai de six mois, mais au-delà de ces six mois, l’emploi est protégé avec des clauses favorables à l’employé. La législation du travail a fixé à cinq semaines la durée des congés.

Avec Pierre Maurice Aflalo et Mickaël Gaupillat, les différences culturelles entre Suédois et Français ont été exposées. En effet, ces différences ne sont pas à négliger lorsque les entreprises suédoises se mettent en relation avec des fournisseurs français. Le sentiment de hiérarchie est ancré en France alors qu’il n’existe pas en Suède. Un interlocuteur suédois n’a pas toujours conscience de celle-ci et aura du mal à être dirigé vers le bon interlocuteur au sein de la hiérarchie française. Cela a un impact sur la qualité des relations et la confiance entre les entreprises. Christophe Premat est revenu sur le coût de la vie en insistant sur les prix attractifs que l’on peut trouver en Suède pour les produits de première nécessité. Au-delà de la fluctuation des taux de change entre l’euro et la couronne suédoise, l’adhésion de la Suède à l’Union européenne a eu un impact sur les prix et le coût de la vie pour les étrangers en Suède. La difficulté d’accès au logement a été également évoquée avec en particulier la situation de la ville de Stockholm où il est très compliqué d’avoir un logement. Le marché de l’immobilier est limité et l’offre inférieure à la demande. Ces problèmes ne se posent pas en province.

En conclusion, il existe une qualité de vie en Suède dans la mesure où les individus peuvent jouir de situations sociales avantageuses (en suédois, le mot trygghet qui signifie confort est important pour qualifier ce climat) : congés parentaux, législation du travail non contraignante, niveau de protection sociale élevée. La Suède est pour l’instant protégée de la crise économique qui souffle sur le reste de l´Europe et affiche à la fois des finances publiques saines et un taux de croissance record en euro. Cependant, le pays est exportateur et la dégradation de la situation économique des autres pays européens pourrait à terme affecter sa croissance.

Christophe Premat

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