Vivre son métissage

Etre « métis » n’est pas qu’une histoire d’ethnie, de couleur. Sont certes « métis » ceux que deux mondes ont esthétiquement panachés ; mais aussi ceux qui ont grandi dans deux cultures au moins, qui parlent « naturellement » plusieurs langues, qui vivent et construisent leurs souvenirs sur plusieurs pays, voire plusieurs continents, ceux qui se sentent autant citoyens d’un lieu que de l’autre, au point de se sentir « citoyens du monde », mais que les gens d’ici ou de là qualifient trop souvent d’ « étrangers »… Vous vous reconnaissez ?

Normal : Dans l’univers des « Français du Monde » nous sommes nombreux !

C’est une richesse formidable de pouvoir vivre et penser dans plusieurs langues, selon plusieurs systèmes culturels qui, du coup, se relativisent l’un l’autre, de voyager et risquer nos cultures au contact de celles d’autrui, de relire nos racines avec un regard neuf, modifié par les rencontres. Mais c’est terrible d’être partout tenu pour l’étranger, le bizarre, celui qu’on ne saurait faire entrer dans un moule car il en connaît plusieurs ; celui qui dérange car il peut et ose choisir sa voie.

Nous sommes ceux qu’on interroge sur « ailleurs » dans les soirées non sans penser : « il fait son intéressant ! », ceux auxquels on dit trop souvent, là même où nous sommes nés, où nous avons grandi : « oui, mais toi tu ne peux pas comprendre : tu n’es pas d’ici !», ceux auxquels on ne cesse d’expliquer leurs propres cultures…

Que faire ?

Nous n’effacerons ni de nos mémoires ni de nos cœurs ce que nous avons vécu, ce que nous sommes. Alors… transformons tout, difficultés comme trésors, en force !

Les avantages de notre métissage ? Le droit à la différence, l’ouverture d’esprit et la capacité à voir la vie sous des angles différents, une bonne résistance aux interdits non motivés, une facilité à rencontrer autrui, le monde, et l’habitude d’avancer malgré nos peurs…

Les rejets, les racismes, les dénis d’appartenance, l’étonnement qu’on nous oppose, sont aussi de formidables propositions : en situation de déséquilibre, voire de chaos, nous ne pouvons vivre aucun « train-train » intellectuel, culturel ou affectif. Nous sommes constamment testés, mis à l’épreuve, contraints à nous remettre en question et à trouver des réponses ici et maintenant, inspirées d’ailleurs ou totalement neuves. Nous sommes tenus de rester dynamiques, alertes, et… modestes, car l’innovation réussie peut être glorieuse, mais son échec renforce la méfiance des sédentaires uniculturels qui constituent la majorité de l’humanité.

Dans mon cadre professionnel, je rencontre souvent des époux binationaux, des enfants métis, des expatriés qui souffrent et ne parviennent pas à s’adapter. Certains espéraient que l’amour effacerait tous les obstacles, d’autres ne comprennent pas pourquoi une telle « chose » leur est imposée, d’autres encore découvrent qu’ils sont partis très loin pour retrouver au fond des valises les embarras qu’ils avaient fuis…

Si vous vivez l’angoisse d’être l’objet du racisme, le sentiment d’être perdu dans un monde autre, la perte de vos repères, de vos forces et de vos liens, je crois nécessaire que vous sachiez que vous n’êtes pas seuls et que l’épreuve, aussi dure soit-elle, peut devenir un magnifique chemin de maturité, à condition que vous osiez la regarder en face et vous faire aider.

Dans les moments de doute, voire de souffrance, n’oublions jamais que « Tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts !* ».

Martine Quentric-Séguy,
Psychothérapeute au Centre Médico-social de Yaoundé, Cameroun


* Nietzsche

Imprimer

Commentaires

  1. Martine,
    Je suis née en ARGENTINE de père francais et de mère argentine, et j’ai vécu là jusqu’à l’àge de quatre ans. Ensuite mes parents m’ont emmenée vivre en France pour y faire ma scolarité: de l’école maternelle jusqu’au baccalauréat! Et là , nouveau déménagement pour revenir en Argentine…..où j’habite depuis plus de 20 ans…Oui, je me suis tout à fait reconnue dans votre article, cette impression d’etre une étrangère partout: je parle l’espagnol avec l’accent fancais mais aussi le francais avec l’accent espagnol!Néanmoins, il est absolument vrai que, une fois que l’on surmonte cette absence de racines, cette impression de ne pas savoir à quel pays l’on appartient vraiment, une nouvelle liberté se présente: pas de vraies frontières, un bagage culturel très riche, el le don de savoir captiver les auditoires avec nos expériences , nos anecdotes quinous viennent d’autres contrées…Enfin, cette  » différence  » qui nous rend intéressants a nos propres yeux et aux yeux des autres. Mercibeaucoup pour votre article!

  2. Je souscris à l’ensemble du commentaire de Martin Quentric-Séguy.Moi-même métis homme.Selon mon parcours, qui n’est pas fini d’ailleurs, la plupart des gens essaient de vous mettre dans une case, parmi celle qui constitue leur entourage, donc assez limitée. Du coup vous ressemblez un peu à tout le monde vous êtes un peu toutes les nationalités,sauf vous à leurs yeux.Plus jeune c’était plutôt frustrant que les yeux extérieurs ne discernent pas qui vous êtes, mais je dois dire avec les années j’ai su en faire un avantage. Cela mérite plus explications alors je vous dit à un autre vent merci d’avance au cas ou ce simple commentaire serai diffusé.
    Chris.S

  3. Chère Martine,
    Quel beau message concernant le métissage. Je dirais même épicé.
    Pour ma part, je n’y trouve aucun regret, sans aucune peine et je me permets donc d’y répondre.
    Je suis issue et j’ai par fierté perpétué le métissage.
    Mon père est Berbère Algérien et ma mère est Franco-Italienne,
    Ma vie est dessinée en couleur, une vie ou la différence règne, ou les cultures en sont la nourriture.
    Je suis mariée avec un Sud Africain Xhosa (noir) et mes enfants savourent ces mêmes cultures avec beaucoup d’appétit.
    Nous les encourageons à les consommer sans modérations…
    Sur ces notes culturinaires, je vous salue en espérant que la recette se perpétue afin qu’elle continue à garnir les tables…
    Bon appétit
    Laurence Mnqali

    PS: J’ai partagé ce morceau de lecture avec ma fille ainée, Mango 13ans qui soutient le metissage.

  4. Merci pour ces paroles si vraies !
    Malgré toutes ces difficultés et des moments de grande solitude due à ce métissage, quelle belle vie!

    AMel Jedidi

  5. Merci de votre lettre qui est un encouragement.
    Et je me permettrai d’ajouter que se sentir « d’ailleurs » quand on est vraiment ailleurs est encore plus supportable que se sentir « d’ailleurs » quand on revient chez soi ( dans son propre pays). Car, etre citoyen du monde, c’est aussi se sentir partout chez soi mais aussi, parfois, etranger partout.

  6. Bonjour. jai passer une grande partie de ma vie a l’etranger.J’ai 66 ans.Pour le moment je vis au Cap en Afrique ddu sud.Tout a fait d’accord avec ce que tu dit. Cheers
    Lydie

  7. Bonjour,
    Père asiatique, mère francaise, petite écolière à Paris pendant la guerre d’Indochine, seule sur le chemin de l’école, et attendue par les garcons de l’école voisine, chaque jour, pendant plus de trois ans (6à10 ans), j’ai vécu un véritable calvaire (insultes, coups, crachats, et indifférence des adultes témoins) auquel, parallèlement, s’ajoutait un drame familial également quotidien.
    Née en France, sans famille asiatique connue, un père travaillant tant, que je ne le voyais presque pas, je ne comprenais pas pourquoi on me criait si méchamment de « retourner dans mon pays ». Certes j’avais un nom difficile à écrire, mais cela ne signifiait pas grand chose pour moi.
    A l’époque, pas de TV, radio sirupeuse, et j’étais trop petite pour lire les journaux, de toute facon, défendus aux enfants.
    Je ne savais rien. On ne me disait rien. Et pas le droit de pleurer, de me plaindre. Sans explication ma mère me l’interdisait en me disant qu’il me fallait « être la plus intelligente »…
    Piètre consolation pour un jeune coeur écorché vif.

    J’en ai « attrappé » un complexe douloureux, une timidité maladive que j’ai réussi à vaincre en me faisant violence, vers vingt ans, mais des faiblesses de comportement m’ont suivie et empoisonnée toute ma vie.

    Hasard de l’existence (l’approche d’un art martial pour mes enfants), et un jour, enfin, j’ai soupiré, me suis sentie soulagée, définitivement.

    Il m’aura donc fallu presque cinquante années pour accepter le poids de mon métissage.
    Aussi, métissé(e)s de toutes races, si vous souffrez, ne perdez pas espoir, vous pouvez trouver « votre paix », même sans savoir où la chercher, même sans aucune aide, et surtout, j’en suis certaine, plus vite que moi !

    Aujourd’hui j’ai soixante-huit ans. Il y a quelques années, j’ai quitté la France, où de très nombreuses injustes anecdotes, au fil des ans, confirmaient que l’on ne me reconnaissait pas vraiment francaise. Je vis dans un pays méditerranéen voisin oú, bien qu’on pourrait alors me le dire à juste titre, je n’ai jamais été « traitée » d' »étrangère ». Combien j’apprécie cela à sa juste valeur, croyez-moi !

    Courage à toutes et à tous, de tous âges…

  8. Merci à tous pour vos avis, vos témoignages qui continuent de nourrir ma réflexion.
    Très chaleureusement. Martine Quentric-Séguy

  9. Notre famille est composee de huit ethnies differentes d’Europe, d’Afrique,d’Asie et d’Oceanie. Nous considerons que ce metissage est une richesse dont nous sommes fiers. J’explique:
    Ma mere etait Serbe, elle avait emigre en France pour travailler. Elle a epouse un Francais et je suis leur fille. Ma mere s’est remariee avec un Serbe et mon demi frere est leur fils. J’ai epouse un Serbe et j’ai eu un garcon qui n’est pas marie et une fille qui a epouse un Zambien et ils ont un fils et une fille.
    Mon demi frere a epouse une Estonienne et ils ont deux enfants. Leur fils a epouse une femme dont le pere est Argentin et la mere Australienne sans doute Anglo-Saxonne. Ils ont un fils.
    La fille de mon demi-frere et de sa femme, a epouse un homme dont la famille est originaire de l’Ecosse, et un grand pere etait un metis chinois. Ils ont trois enfants.
    Lorsque nous regardons la photo ou nous sommes tous ensemble, il y a une femme tres blonde, un homme noir, un enfant qui a des traits de l’extreme orient, je l’appelle le petit Bouddha.
    Il y a deux metis Serbo/Francais/Africains qui sont tres beaux et qui sont mes petits enfants.
    Et moi qui suis la plus agee, Musulmane avec un nom de famille francais
    Amina Daligand

  10. Bonjour Amina,
    Bel exemple de tolérance que cette belle famille panachée.

    Dans beaucoup de témoignages concernant le métissage, dite comme un défi au monde, une phrase revient souvent : « …métissage, une richesse dont je suis (nous sommes) fier(s). »
    Je me permettrai quelques réflexions.
    Pourquoi cette fierté appuyée (que j’ai très souvent remarquée) ?
    Parce qu’elle est nécessaire pour justifier ce que, profondément en nous, nous ne considérons pas « ordinaire », mais surtout pas « admis » par la majorité des humains.
    Un métis, surtout si son faciès le montre, doit obligatoirement faire preuve de courage pour s’affirmer tel, afin d’occuper une place entière, sa place légitime, dans la société de notre ère. Et cela, depuis l’enfance, alors qu’il est faible.
    Le plus grand ennemi du métis, c’est la solitude dès sa naissance. Relisez les commentaires, vous trouverez un point commun à celles ou ceux qui se disent « riches » de leur métissage : l´évocation de leur famille. Famille. C’est là leur vraie richesse. C’est ce qui a soutenu l’enfant dans sa découverte du monde inégal, dans sa résistance aux immanquables épreuves, les a souvent minimisées.

    Procréer un enfant métis est une responsabilité bien au-delà de la considération : « Ils sont très beaux ! », ou de l’attirance entre un homme et une femme.
    Dans notre monde, et sur tous les continents, sans assistance de l’entourage, ce peut être un individu livré à l’enfer.

    Toute ma sympathie à Amina et à sa famille, et à bien d´autres « citoyens du monde » que la cellule familiale a su bien équilibrer.

    Mais surtout, toute ma compassion aux autres, nombreuses et nombreux, des femmes et des hommes (issus de guerres, ou de procréations inconscientes des géniteurs) qui rejettent des racines que nul ne leur a fait connaître, que nul n’a su leur faire aimer.
    Une « majorité silencieuse » qui se tait et est donc oubliée, qui sourit pour masquer des cœurs déchirés de ne pas savoir définir et rendre chaleureux le sang qui les traverse.

  11. bien vue l’analise des expatriés, seulement pour ceux partis comme moi á l’aventure ( 20 ans de Brésil )pour en premier áchapper au  »monde moderne », l’aptitude au non conformisme sistématique fais de nous des prévilégié. la culture et la morale de chaque pays m’aide seulement á gardez mes repéres pour ensuite persister vers la liberté de non apartenance, cet idéal pour s’affranchir des contraintes du sistème social. sans sécu ni boulot fixe l’ilusion , la machette á la main, que s’expatrier sera pour toujours la voie du salut…

  12. Merci de ce super article! Pour moi, parti tôt en expatriation, je réalise 30 ans apres qu’il s’agissait probablement d’une fuite face à mon inconfort, manque de confiance dans ma jeunesse dans la France de 1980. J’ai réellement trouver à l’étranger des milieux propices à mon épannouissement, je remercie Dieu de cette chance qui m’a été offerte et tous ces « étranger » qui m’ont redonné confiance. Mais il est vrai que j’appréhende éventuel retour en France…

  13. De mère francaise (d’Algérie), de père américain, mariée à un islandais. J’ai grandi dans les deux premiers pays et vis dans le troisième. J’ai toujours senti des emotions contradictoires – d’un côté, je ne faisais jamais vraiment, profondément partie de l’une ou de l’autre culture, et de l’autre côté, j’ai toujours été un pont entre les gens pour expliquer l’autre côté.
    Il y a très longtemps que je me suis faite à l’idée que je ne ferai jamais complètement partie de la culture d’un pays. Ma culture, c’est celle des métis, des internationaux, soit de fait soit de coeur – ceux qui apprécient toutes les choses que le monde peut offrir, les expériences différentes, … Et donc j’ai été dans des écoles internationales, résidence internationale en université, et la très grande majorité de mes amis sont métis.
    J’avais toujours pensé que le terme « métis » incluait forcément un mélange racial, mais finalement c’est un bon terme pour nous décrire tous.

  14. Bonjour
    Je suis aussi metis, mais de pere francais et de mere kabyle,donc une abomination car ma mere est de fait condamnee a mort pour apostasie et je n ai pas le droit d exister pour les musulmans (qui epousent a tour de bras des europeenes mais interdisent strictement qu une femme musulmane epouse un non europeen.J ai fait le choix de l errance, et considere le metissage comme une veritable catastrophe, et en aucune facon un enrichissement.Les deux parents ont, qu ils le veuillent ou non, qu ils le reconnaissent ou non, un manque d empathie pour un enfant en qui ils ne se reconnaissent pas.Dans mon cas, c est encore pire par le fait que ma mere, bien qu elevee chez les bonnes soeurs et ayant une formation francaise complete, ne peut par atavisme que fournir une education de type nord africain, c est a dire extremement incoherente dans un pays ou tu forme un enfant a l independance alors qu inconsciement, elle ne sait que former a la soumission a un role social dans une societe qui n existe plus (afrique du nord).Je suis de culture francaise, j ai un nom francais, suis catholique, mais considere ne pas avoir de DROITS , ne rien pouvoir revendiquer de ma culture europeene.Les metis en general souffrent terriblement, comme souffrent les societe multiculturelles, ce n est pas politiquement correct de le dire, mais c est la triste verite.Je connais pas mal de metis pere arabe / mere europeene, ils ne souffrent pas d etre comme moi une abomination, mais je n en ai rencontre AUCUN d equilibre, et c est la meme chose pour les enfants adoptes venant d autres continents.

  15. LES GENS QUI AIME LE METISSAGE, RACONTE DES MENSONGES,LEURS ENFANTS SOUFFRENT TOUTE LEUR VIE D’ETRE DIFFERENT,ILS N’ONT AUCUNE RACINE,PAS DE REPERE, ilS SONT DE NUL PART; CE SONT LES ENFANTS QUI SOUFFRENT- PAS LEURS PARENT INCONSCIENT.- J’EN SUIS UNE,J’AI SOUFFERT D’ETRE DIFFERENTE DES AUTRES. QUI SE RESSEMBLE S’ASSEMBLE DIT LE DICTON ET C’EST VRAI. VOILA LA VERITE

  16. C’est banale, mais quand je dit que ma maison est le monde, c’est vrai. Je ne me sens nulle part a la maison, meme si je me suis installée dans un pays qui n’as rien a voir avec mes pays origines, mais pourtant il m’ont accueilli tranquillement, m’on fait sentir une des leurs; a tel point que j’ai décidée de renoncer a l’une de mes nationalités… Avec un peu d’amertume… Mais ça me faciliteras la vie…de toute manière, pour mes pays respectifs, je suis ou trop foncée ou dans l’autre trop clair… Je suis de partout comme de nulle part, une sensation aussi belle que dépaysant des fois…

  17. Bonjour,

    Pour etre métisse khmer/français, je lis vos avis et ils sont très intéressants.
    Ma mère est khmer et mon père est français. En tant qu’enfant métisse, j’ai l’impression de comprendre pourquoi ma mère s’est mise avec mon père français. Elle a eu comme un rejet de ses origines, peut-etre du fait de la discrimination, du fait qu’elle complexe dessus. Je pense que je suis le fruit de l’amour cependant le métissage est un sujet qui me perturbe. Je trouve ça bizarre de se mettre avec une personne pour retirer tous ses complexes.

    D’ailleurs j’ai remarqué dans ma famille khmer que beaucoup se mettent avec des français, comme s’il fallait absolument se mettre avec des français. Il y a une volonté très forte de s’intégrer en France de la part des khmers.

    Pour ma part, étant métisse c’est vrai que j’avais beaucoup de mal avec la culture khmer, je n’étais pas vraiment attiré. Avec l’age,on commence à essayer de remonter à nos origines et à comprendre pourquoi ce métissage.

    Je ne pense pas me mettre avec une khmère, tout simplement parceque j’ai trop de bases « occidentales » pour me mettre avec. Je garde un peu de culture khmère mais ce ne sera surement pas moi qui la transmettrait à mes enfants, car j’en ai très peu. C’est dommage mais c’est comme ça.

    Pour finir sur ce sujet, est ce que ça dérange ma mère que cette culture khmère se perde ou pas finalement? Car ça va se perdre, forcément…. J’ai des cousines métisses dans ma famille, elles sont toutes avec des français. Moi-meme, je n’ai jamais été en couple avec une asiatique. Donc au final, je pense que les petits enfants n’auront quasiment plus rien d’asiatiques non?

    Voilà l’avis d’un métisse khmer/français qui a grandit en France :)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *