Position du Bureau national sur la gestion des crises survenant à l’étranger

Les troubles politiques récents survenus dans les pays arabes ont entraîné une situation sécuritaire instable pour les Français résidant sur place. Le Bureau national de Français du Monde-ADFE souhaite attirer l’attention du ministre des Affaires étrangères et européennes sur les difficultés rencontrées durant ces deux crises par nos compatriotes dans les pays concernés d’une part, et par l’équipe de l’association basée à Paris d’autre part.

Sur place et en amont de la crise, il apparaît indispensable de disposer de matériel de communication dont le fonctionnement soit régulièrement contrôlé et auquel les chefs d’îlots soient dûment formés. Ces derniers doivent être informés de l’importance de leur responsabilité civique et de leurs obligations : en cas d’évacuation, quitter le territoire en dernier ; en cas d’absence, nommer un suppléant (consignes qui n’ont pas toujours été respectées dans les cas tunisien et égyptien).

A ce jour, les listes consulaires sont la plupart du temps incomplètes ou inexactes. Celles des associations telles que la nôtre sont certes plus limitatives, mais sûres. Il est donc dans l’intérêt de tous qu’une relation de confiance s’instaure entre les postes diplomatiques et les associations. Français du Monde-ADFE s’engage à inciter tous les Français établis hors de France à s’immatriculer au Consulat dont ils dépendent.

En période de crise, il convient de prendre acte du laps de temps pendant lequel aucune information ne peut être diffusée aux ressortissants lorsque le téléphone et Internet sont coupés. Les informations adressées par courriel à nos compatriotes en Egypte pouvaient être envoyées depuis l’Ambassade et le Consulat mais ne pouvaient pas être lues par les destinataires dont la connexion Internet était coupée.

Les économies réalisées par le MAEE dans le cadre de la RGPP qui ont réduit les moyens humains et matériels des Consulats, politique sans doute responsable d’une  fragilisation du réseau consulaire à laquelle les difficultés dans la gestion de crise, soulevées par cette note, ne sont peut être pas étrangères »

En outre, Français du Monde-ADFE ne saurait tolérer d’attitude ou de propos discriminatoire à l’égard des binationaux : l’Etat français doit apporter la même protection à tous nos compatriotes, qu’ils aient une ou plusieurs nationalités.

A Paris, l’équipe du siège de Français du Monde-ADFE, maintes fois sollicitée en cette période par des Français en difficulté dans ces pays, par leurs proches restés en France, ou encore par des journalistes, a eu les plus grandes difficultés à obtenir des informations de la part du Centre de crise. C’est une question d’organisation. Une fois encore, Français du Monde-ADFE demande à ce que l’information circule régulièrement du Centre de crise vers les destinataires intéressés par le biais de mails-circulaires ou de SMS comme c’était le cas dans le passé. Cela permettrait aux associations reconnues d’utilité publique et à leurs sections, aux élus à l’AFE et aux sénateurs d’être plus réactifs et d’apporter une collaboration qui s’est révélée fructueuse. Notre association recherche les voies de la meilleure collaboration possible avec les postes diplomatiques et le centre de crise. Elle rend hommage à tous les agents qui ont fait preuve de courage, de disponibilité et de dévouement.

Le Bureau national de Français du Monde-ADFE

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