A la rencontre de nos sections en Grèce

Christian Boloch, vice-président de l’association, partage sa visite aux sections d’Athènes et de Thessalonique.
C’est à l’invitation de Françoise Avgueri et de Thanos Contargyris que je me suis rendu à Thessalonique puis à Athènes fin avril, début mai. Sous la houlette de nos deux présidents de section, notre association est très présente sur le terrain et fort appréciée par la communauté et les autorités françaises rencontrées sur place. Un travail de proximité auprès des Français les plus en difficulté est organisé très régulièrement. S’y ajoutent des activités festives et des loisirs. Dans ce cadre, j’ai animé deux conférences sur la validation des acquis de l’expérience avec, à Thessalonique, la participation d’Isabelle Le Mouillour, experte au Centre européen de développement de la formation professionnelle qui travaille sur l’harmonisation des dispositifs de formation et de validation des connaissances en Europe. Le débat a été d’autant plus riche que l’homologation des diplômes étrangers par la Grèce reste un vrai problème.

Toutes les rencontres qui m’ont été organisées (Ambassadeur de France, consuls, servies économiques, responsables des Instituts français, chefs d’établissements…) ont été riches d’enseignements.

Quelques enseignements à retenir :

-          Le consulat général de France à Thessalonique deviendra l’an prochain consulat dit « d’influence ».

-          Les deux instituts français ont un gros rayonnement sur l’ensemble du territoire et comptent quelques 200 établissements partenaires. A leur programmation figurent : activités culturelles (ex : festival du film francophone), coopération universitaire et scientifique avec des partenaires prestigieux (Sorbonne, INALCO, Campus France…), couse français en entreprise (3 000 inscrits) etc.

-          Celui de Thessalonique abrite l’école française, pette structure qui scolarise les enfants jusqu’au CM2. Au-delà, les enfants suivent les cours du CNED avec répétiteur à l’école. Deux soucis : la Grèce ne reconnaît pas les diplômes obtenus après un enseignement à distance et le récent dé conventionnement de l’établissement rend difficile le recrutement d’enseignants.

-          Le lycée français d’Athènes reçoit des élèves de plus de 30 nationalités, avec des écolages identiques pour tous. Actuellement vécu comme franco-hellénique, le lycée aspire à devenir international.

Mais les hasards du calendrier ont voulu que je sois en Grèce à un moment crucial de la crise économique. Bien sûr, les discussions avec les autorités françaises ont porté sur ce thème. Les Français et Grecs que j’ai rencontrés ne cachant pas inquiétude, amertume et colère. Colère qu’on les ait catalogués tricheurs et paresseux. Amertume face à la lenteur de l’intervention de l’Europe et les réticences de l’Allemagne. Trois mois plus tôt, la note eût été beaucoup moins salée. Inquiétude pour l’avenir : baisse des salaires et des retraites, pouvoir d’achat amputé par de nombreuses augmentations des prix à la consommation, hausse du chômage… Chantal Picharles, notre élue à l’AFE, me disait sa crainte de voir des parents ne plus pouvoir scolariser leurs enfants au lycée français.

Question : le plan d’une extrême rigueur permettra-t-il à la Grèce de sortir du marasme ? Beaucoup en doutent. Thanos Contargyris écrivait le 13 mai dans la revue Politis : « cela ne devrait pas changer sensiblement la situation grecque. Les principaux bénéficiaires sont les banques françaises et allemandes… »

Tous les acteurs rencontrés reconnaissent que l’économie parallèle ne contribue pas à son juste niveau au recouvrement des taxes et impôts (50 milliard d’euros non recouvrés). Pour Thanos Contargyris, « le problème de la Grèce n’est pas l’argent dépensé pour les plus pauvres mais celui des impôts non payés par les plus riches. » Pourtant, la Grèce qui accueille chaque année 14 millions de touristes est un merveilleux pays où il devrait faire bon vivre.

Christian Boloch

Discussion (2 commentaires)

  1. 1

    L’economie de la grece est une et indivisible.
    C’est une economie surimposee vu que le fonctionnement de l’Etat coute environ 50 milliards d’euros,impots puises des entreprises. Par contre les riches, en dehors des entreprises, evitent de payer des impots vu le mauvais fonctionnement des services de finance du pays,choix politique.Le probleme c’est le grand nombre de fonctionnaires, 1.300.000, avec un pouvoir d’achat double par rapport aux travailleurs prives, c’est qui desequilibre copmletement l’economie du pays.Resultat pour payer les salaires de fonctionnaires on emprunte de l’argent a l’etranger pour une 1ere fois,et encore une fois on emprunte pour payer les importations des produits acheter par les fonctionnaires vu leur grand pouvoir d’achat.Actuellement il y a 2.300.000 travailleurs dens le domaine prive de l’economie qui doivent payer les indemnites de chomage d’environ 800.000 chomeurs,les salaires d’1.300.000 fonctionnaires et les retraires de 3.300.000 de retraites. Car dans le domaine publique les gens pouvaient partir a la retraite apres 15,20,25 ans de travail. Un desequilibre total pour l’economie.En rajoutant la bureaucratie ceci a fait fuire la grande majorite des entreprises aux pays limitrophes.

  2. 2

    INDIVISIBILITE DE L’ECONOMIE

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