15 janvier, réunion de la cellule de crise « Haïti »
Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, avait réuni des représentants de la communauté haïtienne de France et des parlementaires. Monique Cerisier ben Guiga y a représenté ses collègues sénateurs Claudine Lepage et Richard Yung, actuellement en déplacement. Elle représentait aussi l’association avec Isabelle Chardonnet qui coordonne notre action au siège sur Haïti. Il reste 3 ou 4 jours où il sera possible d’extraire des survivants des décombres. L’aide française se compose actuellement de 300 agents de la Sécurité civile et de techniciens (les travaux de remise en service du système de distribution d’eau devraient commencer aujourd’hui vendredi ou demain) auxquels vont s’ajouter 200 sauveteurs aujourd’hui ou demain, plus le personnel médical (75 personnes). 30 spécialistes des situations de crise sont aussi sur place pour réaliser la coordination de l’aide française avec les autres intervenants.
En ce qui concerne les Français, nous avons collecté des informations pour une douzaine de personnes. Un avion est arrivé ce midi à Orly avec 91 personnes. 6 avions français, dont 2 gros porteurs (avec une structure médicale mobile qui va être installée sur le terrain de la résidence de l’ambassade de France), assurent la liaison avec Port au Prince. 30 Haïtiens ont été sauvés des décombres par des sauveteurs français puis transférés en Guadeloupe pour y être soignés.
Hier – jeudi – le ministre a tenu une réunion avec 25 ONG qui travaillent déjà en Haïti et qui vont envoyer plus de volontaires.
Une grande difficulté : la coordination de l’aide dans une ville et ses environs dévastés.
En ce qui concerne les adoptions : les parents en attente d’un enfant sont en contact avec le ministère qui a établi des listes des noms des enfants
Les Haïtiens de France
- Leurs interventions ont suscité beaucoup d’émotion : ils n’ont pas de nouvelles de leurs proches et s’inquiètent prioritairement de la situation dans les agglomérations de banlieue et les quartiers populaires.
- Ils ont fait savoir que la ville de Jacmel est détruite à près de 60%.
- Ils font état des cadavres laissés à l’abandon et d’un début de fuite des habitants de la ville vers le nord du pays.
- L’un d’entre eux a émis le vœu que « cette terrible catastrophe soit enfin une chance pour Haïti, que dans 5 ou 10 ans Haïti soit reconstruite ».
